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lundi 17 mars 2008

10 000 : La critique pourrie


17 03 2008
10 000

Avec un réalisateur comme Roland Emmerich aux commandes, capable du meilleur (Stargate) comme des plus immondes bouses à gros budget, l'avenir de 10 000 a été des plus indécis. Pourquoi "a été" ? Et bien parce que maintenant j'en suis sur : Roland n'avait pas encore touché le fond avec Independance « les américains c'est les meilleurs » Day, loin de là, le salaud devait conserver un marteau piqueur dans sa besace pour aller toujours plus profond !

Champignon 10 000 : La critique pourrie

10 000 c'est l'histoire d'une tribu d'hommes préhistoriques rastas qui chassent peinard des Mammouth jusqu'au jour ou des salauds d'égyptiens viennent piller leur petit village et enlever leurs gonzesses ! Et ça, les hommes préhistorique ils aiment pas qu'on leur pique leurs meufs, du coup ils envoient un petit groupe pour aller les récupérer et péter la gueule à ces salauds de constructeurs de pyramides au passage, histoire de leur apprendre les bonnes manière !!

Comme c'est toujours bien de mettre des images sur des mots voici la bande annonce qui met l'accent sur les effets spéciaux et non pas sur l'histoire je me demande bien pourquoi oO


Au vu de la bande annonce et du « pitch » je m'attendais secrètement à une sorte de mix entre "Braveheart" et "la guerre du feu", ou tout du moins à un film épique qui prend aux tripes et qui déchire la rétine, je me doute bien qu'il ne faut pas trop en demander à un blockbuster. Hélas, j'ai une fois de plus été trompé sur la marchandise. Pendant l'ensemble de la projection j'ai eu l'étrange sentiment que Roland Emmerich s'était lancé dans l'adaptation d'un scénario écrit par un gamin tellement il jette pèle mêle tout et n'importe quoi à l'écran, transformant du même coup son histoire, pourtant simple, en un marasme psychédélique hallucinant. D'ailleurs j'imagine bien le scénariste du film, Jean-Jean 5 ans : « On a qu'a dire que le héros c'est un homme préhistorique troooop fort qui chasse des groooos éléphants poilus ! Et même qu'il a une fiancée trooop jolie avec des yeux bleus mais que elle se fait prendre par des méchants et même, et même ! Et même qu'après il poursuit un méchant dans la jungle pleine d'oiseaux géééants et même que les méchants ils arrivent à s'échapper donc le monsieur préhistorique il doit les suivre et il se fait attaquer par un tigre mais il devient ami avec le tigre et du coup le tigre il l'aide à faire son armée et à attaquer les égyptiens qui sont méchants ! ». Si vous avez déjà entendu un gosse de 5 ans raconter une histoire ça devrait vous donner une idée de ce que ça peut donner sous forme de film

10 000

En plus d'être niais le film accumule un nombre absolument invraisemblable d'anachronismes et d'incohérences qui feraient passer Rambo pour un documentaire ! Alors oui je suis bien conscient que le film ne se veut pas réaliste du tout mais dans ce cas pourquoi l'appeler 10 000 BC (« Before Christ » Avant Jean Christophe) si le but n'est pas de l'inclure dans une trame historique ??? Remarquez je suis méchant dans la mesure ou la bande annonce ne trompe pas sur la marchandise, c'est déjà ça mais l'accumulation de n'importe quoi fini par être malgré tout assez pénible on se demande sans cesse qu'elle sera la grosse nazerie suivante « Bon on a déjà eu les autruches géantes de l'apocalypse, le tigre et ensuite ? ». Du coup je suis même déçu de ne pas avoir vu de T-Rex, tant qu'à y aller dans la connerie autant y aller à fond non ?

10 000

Les dialogues du film ne sont pas en reste question niaiserie notamment avec l'extraordinaire « Ne me mange pas quand je te sauve la vie ! » que le héros adresse au Tigre à dent de sabre qu'il libère de dessous un arbre, pour un peu je m'attendais presque à voir le fauve lui faire un clin d'œil pour lui dire « Ok, no problemo man je suis cool ! ». Le must reste tout de même les rares échanges entre le héros et sa dulcinée, en particulier ce superbe passage :

  • Héros : Tu vois cette lumière [En pointant une étoile du doigt]

  • Héroine : Celle là ?

  • Héros : Elle ne bouge pas dans le ciel contrairement à toutes les autres ! Cette lumière est comme toi, dans mon cœur, [SUSPENSE !!!!!], elle ne partira jamais ! [Wouhou, on s'y attendais pas du tout, quel lover cet homme des cavernes]

  • Héroine : Elle ne partira jamais ? [Je suppose qu'elle redemande pour que le public puisse apprécier pleinement ce dialogue de haute volée]

  • Héros : Non, jamais.

Musique ! Larmes ! Le public est conquis ! (Ah ah)
Remarquez je suis très mauvaise langue une fois de plus, si ça se trouve le but était de retranscrire les capacités intellectuelles limités des hommes préhistoriques, dans ce cas c'est une franche réussite je suis bluffé ! Malheureusement, face à une telle niaiserie il est difficile de ressentir une quelconque empathie envers ce héros qui part sauver sa belle, elle peut bien crever tout le monde fini par s'en secouer la nouille.

10 000

Un autre gros défaut du film est une très mauvaise gestion de la distance et du temps. On a ainsi le héros qui passe des montagnes enneigées à la jungle luxuriante sans aucune transition, même chose pour le passage jungle / désert. Alors que le film devrait nous donner la sensation d'un très long et difficile voyage on a l'impression que les protagonistes se baladent dans un Disneyland du passé « Hop 200m c'est Village-préhistorique-land ! Hop 300m plus loin c'est Jungle-land... » et du coup tout le souffle épique retombe comme un château de sable sous les coups de pieds vengeurs d'un gamin hystérique ! Le réalisateur pousse même le vice jusqu'à faire dire à un de ses personnages que le désert ou se planque les égyptiens est « trèèèèès loin » ce qui ne les empêchera pas de voyager avec juste leur bite et leur couteau comme s'ils étaient en balade au bois de Boulogne et non pas dans un périple de plusieurs centaines de kilomètres.

10 000

Qui dit film niais dit aussi acteurs niais et là pour le coup on peut dire qu'on est drôlement bien servit avec en chef de fil le héros, D'leh, joué par le très mauvais Steven Strait qui, après son seul autre film « Le pacte du sang », confirme qu'il est du même niveau qu'un Hayden Christensen quand il s'agit de jouer comme un pied, la filmographie en moins. Le voir trimballer son air crétin et vide pendant tout le film suffit à détruire les quelques restes d'empathie pour lui que le scénario n'a pas fini de détruire :

10 000

Malgré le très bon niveau navet de Steven Strait le prix de l'acteur le plus mauvais du film revient à une actrice, Camilla Belle qui joue le rôle d'Evolet la chère et tendre de D'leh qui se fait gauler par les égyptiens. C'est bien simple on a l'impression qu'elle est sous morphine pendant l'ensemble du film tellement son visage est amorphe, à croire que le réalisateur a oublié de lui dire qu'il ne la prenait pas en photo et que dans un film les gens sont censés bouger ! Bonus spécial avec ses lentilles de contact bleus hyper pas crédibles qui la font ressembler à un extraterrestre, à croire qu'il y a une pénurie d'actrices aux yeux bleus à Hollywood.

10 000

Je vous passe le détail complet des mauvais acteurs du film, c'est bien simple il n'y en a à peu près aucun de bon et le seul « valable » (le méchant « dieu » égyptien ) n'apparait en tout et pour tout que 5mn dans tout le film et avec un voile sur la tronche alors c'est pas lui qui pouvait espérer relever le niveau.

Pour finir voici une petite revus de détail des plus grosses incohérences du film hors anachronismes, vous allez voir il y a de quoi faire :

  • Aucun des hommes préhistorique du film n'a l'air de souvent se laver les cheveux, voir de se laver tout court, et pourtant ils ont tous des dents blanches éclatantes. C'est vrai, les caries c'est pas très héroïque contrairement aux cheveux gras.

  • A un moment, un des hommes préhistorique se fait méchamment blesser à tel point que le héros est obligé de le trainer sur une civière de fortune. Au moment de monter le camps pour la nuit ce dernier part chercher de quoi manger, à son retour il retrouve le blessé, qui était à moitié inconscient jusque là, debout et en pleine forme paré pour continuer l'aventure. Pour seule explication on a le droit à un « Je croyais que tu étais mort !! » ce à quoi le rescapé répond « Ne te fais pas de soucis pour moi » et c'est tout ! Wahou j'ai pas du tout l'impression d'avoir été pris pour un con.

  • Le héros arrive à pister le groupe d'égyptien grâce à des bouts de collier que laisse tomber sa chériiiie, au vu de la taille des morceaux je me demande encore comment il fait pour les repérer dans la neige et comment il fait pour avoir le cul assez bordé de nouilles pour passer pile dessus en voyageant au hasard.

  • Les mamouths avec une énorme fourrure au beau milieu du désert ! Que l'on se trompe d'époque d'accord mais de lieux bon sang !! Un mammouth dans le désert ça fait pas 20m avant de crever.

Si en plus de tout ça je vous dit que le film fini par le pire Happy End que j'ai vu depuis longtemps , que les rares scènes d'actions sont quasi toutes dans la bande annonce et que certains effets spéciaux laissent à désirer j'espère que vous comprendrez que j'ai trouvé ce film absolument lamentable.

En résumé : 10 000 est un film fondamentalement niais qui n'arrive à aucun moment à donner un souffle épique à son récit. Que ce soit les dialogues creux ou les acteurs insipides on s'ennuie ferme et ce ne sont pas les scènes d'actions qui risquent de sauver l'ensemble tellement celle-ci sont rares et bien souvent bâclés (la grande bataille finale n'a de grande que le nom). Reste de très beaux paysages mais à ce tarif là autant acheter une 10ène de cartes postales.

Note : ChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignon (1/10)



J'espère que cette critique n'est pas trop « brouillonne » il y a tellement de choses à en dire que j'ai peur de m'être un peu beaucoup paumé en route ^^


mardi 4 mars 2008

Jumper : La critique pourrie


04 03 2008
Jumper

Après un premier essai dans le monde merveilleux et hostile de la critique pourrie de films qui ne le sont pas moins avec 30 jours de nuit voilà t'il pas que je ne me sens plus effectuer mes besoins urinaires et que je récidive avec un nouveau film, Jumper. Vous allez voir, Jumper ça fait peur (cette phrase n'avait d'autre but que de faire une rime qui sent le chacal en état de décomposition avancée).

Champignon Jumper : La critique pourrie

Jumper c'est l'histoire d'un mec qui s'aperçoit un jour qu'il a le pouvoir de se téléporter partout dans le monde et même dans l'espace mais c'est pas terrible vu qu'il n'y a pas d'air. Ce qu'il ne sait pas c'est qu'il se retrouve du même coup au centre d'une guerre qui oppose les mecs qui peuvent se téléporter (les Jumper) à d'autres mecs qui eux ne peuvent pas ce qui leur fout grave les boules (Les Paladins, ou paloufs pour les intimes) ! Bigre, fichtre diantre, que va t'il bien pouvoir se passer ??

Histoire de mettre des images sur mon vomi littéraire voici la bande annonce :


Pendant que vous lisez la suite de la critique je vous invite à écouter la BO officielle du film histoire d'être dans l'ambiance :


Une fois de plus nous sommes en présence d'un film au concept relativement alléchant avec au programme une grosse guerre mondiale remplie de mecs au pouvoir « supragigatiptopkooool » parce que c'est vrai ça, qui n'a jamais rêvé de pouvoir se téléporter ou il le veut quand il le veut ? Les possibilités sont absolument immenses, on peut par exemple :

  • Se réveiller 5mn avant de partir au travail

  • Aller se chercher un café / pizza / autre sans avoir a se fatiguer à se lever et donc perdre de précieuses secondes de geekeries

  • Envie d'une douche rapide ? Une petite téléportation au milieu d'un lac et voilà !

Que celui ou celle qui a dit « tes exemples sont complètement tout pourris des fesses » se dénonce !!

Hélas, hélas, hélas ! Je suis rentré dans le ciné pour voir une guerre totale à coup de téléportation dans la tronche et je suis ressorti en ayant vu une sorte de mix batard entre Dawson et les X-Men, du coup je me suis roulé par terre à l'extérieur du cinéma en sanglotant et en tentant d'accrocher la jambe des autres spectateurs qui sortaient pour leur demander « Pourquoiiiiii ??? POURQUOOOOOOIII ??? ». Fort heureusement de gentils gens en blouse blanche sont rapidement venus me consoler avec une piquouze.

Jumper

Le désastre commence, comme souvent, avec un casting tellement boiteux qu'il se ferait battre au 100m par une limace sous calmant. Nous avons ainsi droit au héros qui découvre ses chouettes nouveau pouvoir incarné par Hayden Christensen !! Aaah, Hayden Christensen, quel que soit les films dans lesquels je l'ai vu il joue comme un pied, a vrai dire jouer est même un bien grand mot puisqu'il ne joue pas, il SUBIT LE FILM, à croire que les réalisateurs s'amusent à le frapper. Dans le fond je suis méchant, en vrai je l'aime bien Haydeninouchet parce qu'il me redonne espoir : Non, le charisme n'est pas lié à un physique attractif ! Ouf j'ai encore mes chances.

Jumper

Mais ce n'est pas Hayden le plus mauvais acteur du film, loin de là, il se fait surclasser haut la main par Rachel Bilson qui joue la fille dont notre héros omniscient est follement amûûûreux depuis le collège ! Je ne sais pas qui a eu l'idée de choisir cette actrice mais il mérite des gifles ! Alors oui elle est mignonne et tout et tout mais bon sang cette tronche de cruche incroyable qu'elle arrive à faire en permanence ! C'est bien simple on a l'impression qu'elle passe tout le film à se demander « mais qu'est ce que je fous là ? Oooh un papillooon ! » avec une tête de cocker battu sur la tête. Remarquez, pour épauler un héros au charisme de poulpe il fallait bien une héroïne niaise.

Jumper

Cette faute de gout terrible sur le « couple » central du film est vraiment dommage quand on se rend compte que les personnages secondaires sont honnêtes voir plus qu'honnêtes avec notamment un autre Jumper, « compagnon malgré lui » du héros, joué par Jamie Bell excellent en bourrin revêche et solitaire qui s'assume. Avoir un sidekick bien plus cool et charismatique que le héros lui même c'est franchement la lose dans un film :

Jumper

Jumper

Jumper

Enfin il y a Samuel L. Jackson (Le L. c'est probablement pour Léonardo) qui joue le méchant et qui se contente du minimum syndical tout le long du film. Fort heureusement, comme ce mec est charismatique même quand il a une grosse dhiarrée et bin il tue malgré tout totalement la classe. A vrai dire je suis sur qu'il aurait pu se contenter d'un unique « salut c'est moi Samuel L. Jackson » et ne plus rien dire de tout le film il aurait quand même été terrible ! La grande classe, Samuel L. Jackson, une valeur sûre ^^

Jumper

Il serait encore possible de pardonner ce casting bancal si le reste du film était à la hauteur mais c'est malheureusement loin d'être le cas. Après avoir vu la bande annonce je m'attendais à voir se développer toute une « mythologie » autour de la guerre ancestrale qui oppose les Jumpers et les Paladins, une sorte de secte de fanatiques religieux qui trouvent que se téléporter c'est quand même vachement démoniaque, ah ah ah, naif que j'étais ! Non non non, les scénaristes ont préférés centrer le film sur l'histoire d'amûûr bien niaise entre le héros et sa godiche « d'âme soeur ». Résultat, en fait de guerre mondiale apocalyptique de tout le film on ne voit que 3 Jumpers, dont 1 qui se fait buter en 2s histoire de montrer a quel point le méchant est kréééé méchant, et 5/6 Paladins ! J'APPELLE CA UNE BASTOUNETTE, PAS UNE GUERRE !!1

Jumper

En plus de partir dans une n-ième histoire de preux chevalier qui va sauver sa gentille princesse capturé par le méchant pabô de service Jumper accumule pas mal de clichés et d'incohérences :

  • Les Jumpers passent leur temps à se téléporter au beau milieu de la foule sans que cela ne choque personne. Je ne sais pas vous mais voir un mec apparaitre comme ça juste sous mes yeux ça aurait tendance à vraiment m'intriguer. Enfin je suppose que des gens qui n'arrivent pas à s'étonner de voir un mec manger sur la tête du Sphinx doivent être suffisamment blasés de la vie pour ne pas se poser de questions...
    Mention spéciale pour la séquence de « saute mouton » en voiture qui ne perturbe aucun automobiliste, quel self control !

  • L'héroine, qui pendant tout le début du film ignore les supers pouvoirs du héros, a une réaction de grosse gaudiche typique des scénarios bidons quand il lui avoue pouvoir se téléporter : Elle le fout à la porte de chez elle « Saaaalaud !! ». Bon je suis pas une fille alors je suis peut être pas le mieux placé mais si ma copine pouvait se téléporter, la vache, je doute que je la kickerais hors de chez moi Oo

  • Comme c'était à prévoir la copine du héros finie par se faire capturer par le méchant afin de lui tendre un piège. Notre brave Hayden sait parfaitement que s'il tente quelque chose il va se jeter dans la gueule du loup du coup, devinez ce qu'il fait ?? Ouiiiii, il se jette quand même dans la gueule du loup comme un gros goret ! Il ne tente même pas une feinte, non, ça aurait demandé de la réflexion.

  • Les paladins sortent parfois de nul part et personne ne semble vouloir donner d'explication sur le pourquoi du comment ils arrivent à pister les Jumpers. De toute façon pendant tout le film tout le monde a l'air de bien s'en toucher la nouille de cette guerre en fait.

Pour conclure, Jumper souffre d'un casting boiteux et d'une orientation de l'histoire des plus décevante et banale, alors qu'on aurait pu s'attendre au développement d'une vraie mythologie autour de super héros modernes on se retrouve avec un n-ième film « je vais sauver ma princesse ». Malgré tous ses défauts Jumper n'est pas un si mauvais film que cela avec certaines scènes franchement bien fichus (la première téléportation, la baston à coup de bus), des personnages secondaires qui arrivent à sauver en partie la mise et surtout, surtout, JE VEUX POUVOIR ME TELEPORTER MOI AUSSI !!

Note : ChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignon (5/10)

Jumper



jeudi 28 février 2008

30 jours de nuit : La critique pourrie


28 02 2008
30 jours de nuit

Histoire de varier un peu les plaisir et les trucs nazes ma voix intérieure m'a suggérée aujourd'hui que *Tu pourrais essayer de faire un billet critique de film espère de sale faignasse dégénérée qui sens la moule rance des fesses !!??* (oui ma voix intérieure a le syndrome de la Tourette *Et elle t'encacate bien fort surtout oui !!!* Comme vous voyez c'est pas facile à vivre tous les jours :'( ) Vu que j'essaie d'éviter de contrarier ma voix intérieure je me suis dit *Pas bête sale sac a vomi je vais essayer ça et puis c'est l'occasion de changer un peu !* et c'est ainsi qu'est né ce billet et cette introduction moisi ...

Champignon 30 jours de nuit : La critique pourrie

30 jours de nuit c'est l'histoire d'un petit village en Alaska qui a le malheur d'être trop près de chez les esquimaux du coup il se tape un mois complet de nuit tous les ans (d'où le titre du film didonc !). L'ennui c'est qu'un mois de nuit ça a la fâcheuse tendance à pourrir le bronzage mais aussi à attirer un troupeau de vampires bien décidé à grailler à l'oeil sur le dos des habitants, dur dur ! Enfin bref, rien de tel qu'une bande annonce pour mieux comprendre le principe :


Il faut avouer le concept de base en a dans le froc, une ambiance polaire glauque en huis-clos à la "Thing", des vampires "modernes" qui ont bien la rage (en même temps ils glandent pendant tout le reste de l'année normal qu'ils soient en forme ces idiots) ça promettait un survival sympathique qui aurait bien pu être le 28 jours plus tard des suceurs de sang. Malheureusement, ça c'était sans compter sur un travail d'adaptation merdique que seuls les grouillots d'Hollywood savent faire, au final on se retrouve avec un truc qui ressemble vaguement à un épisode version longue de Buffy contre les vampires qui aurait été vidé de tous ses personnages charismatiques, c'est triste T_T !

Le désastre commence dès le casting, apparemment les mecs de la boite de production voulaient absolument une tête d'affiche pour égayer un peu leur film mais comme ils n'avaient pas assez de sous ils n'ont pu se payer que Josh Hartnett qui incarne le shérif héros du film. Aaaah, Josh Hartnett, quel talent, on a l'impression qu'il passe tout le film avec une forte envie de pleurer et quand il n'a pas l'air triste il a l'air bête ! Même que parfois il s'énerve et qu'il va jusqu'à froncer les sourcils, on s'y croirait.

Josh Hartnett 30 jours de nuit

Histoire qu'il ne soit pas tout seul dans sa détresse artistique Josh Hartnett est affublé d'une femme pompier (une pompière ?), Melissa George, qui s'avère être à peu près aussi utile qu'un pet de pangolin dans un réacteur nucléaire vu qu'elle passe son temps à se mettre en danger pour que le héros vienne la sauver, et comme en plus elle à quasi tout le temps un air consterné/niais plaqué sur le visage le spectateur ressent autant d'empathie pour son sort qu'un Ninja pour ses victimes ! En bonus, miracle du scénario bidon, cette pompiètte est l'ex de notre brave héros ce qui permet dès les premières minutes du film de savoir qu'elle survivra jusqu'à la fin et qu'elle finira par retomber amoureuse du gentil Shérif, il y a pas à dire les scénaristes d'Hollywood savent nous surprendre, à croire que le film a été fait pendant leur grève.

Melissa George 30 jours de nuit
Version alternative bonus de cette image à découvrir en cliquant ici ^^

Melissa George 30 jours de nuit

En plus de ces personnages on a le droit à des personnages secondaires tous plus clichés les uns que les autres comme le frère du héros qui sert à rien à part chouiner (probablement pour ajouter de l'intensité dramatique, allez savoir), l'ermite un peu bourru qui finira, personne ne s'y attendait, par se sacrifier pour sauver tout le monde (d'ailleurs pour se sacrifier il fait sauter une boite pleine de batons de dynamite posée a ses pieds ! L'explosion est monumentale mais ce gland là n'en meurt même pas par je ne sais qu'elle miracle de l'incohérence scénaristique. C'est finalement un vampire qui l'achève, coriace le salaud), le lâche qui fait chier tout le monde et surtout, mon favori tellement il est caricaturale : Le "prophète" !

Le prophète c'est lui :

30 jours de nuit

En gros c'est un gars qui aide les vampires en sabotant les communications de la ville, il se fait capturer au début du film par le héros juste pour pouvoir balancer des phrases qui servent à rien mais qui font bien pour la bande annonce du genre "Ils arrivent", "Ils sont tellement imba qu'ils vont vous owned la face" et autres "Ne mets pas tes mains sinon tu vas te faire pincer très fort" ! L'acteur qui l'incarne surjoue à mort tout en ayant l'air de franchement s'emmerder et ça croyez moi c'est pas facile à faire. A noter qu'il a les cheveux longs et les dents sales comme tout bon prophète de l'apocalypse qui se respecte.

Et tout ça ce n'est que pour les humains, du côté des vampires on a encore plus lourd avec le fameux chef des vampires ! Admirer donc :

30 jours de nuit

30 jours de nuit

Je sais pas vous mais il me fait plus penser à un contrôleur des impôts qui devrait se grouiller d'aller voir un dentiste qu'à un vampire surpuissant ! En plus de ça il passe tout le film à grogner, à agiter bêtement sa mâchoire et à déblatérer des trucs en langue vampire du style "C'est nous qu'on est trop les plus forts", bref il fait une belle paire avec le prophète. Pour parachever son ridicule il finira par se faire buter, normal on est dans un film gros budget les méchants ne peuvent pas s'en sortir saseraytroporhib, de façon lamentable par le héros d'un super coup de poing dans la bouche oO Il ne manquait plus qu'un "Tiens dans tes dents mécréant" pour atteindre l'apothéose.

En plus d'être affublés d'un chef aussi charismatique qu'une limace sous calmants les vampires ne sont pas gâtés dans ce film :

  • Ils meurent non pas d'un pieu dans le cœur mais décapités ! Merci pour le respect de la mythologie Vampire à se demander si les scénaristes avaient pas un coup dans le pif et pensaient que les méchants étaient des zombies. Remarqués vu la mollesse de leur jeu on peut comprendre la confusion par moment.

  • A chaque fois qu'ils sucent du sang on dirait qu'ils ont une crise d'épilepsie tellement ils gigotent dans tous les sens, j'en suis arrivé à craindre pour leur santé les pauvres :'(

  • Les vampires sont cons, ils sont censés vouloir tuer tout le monde mais ils ne gardent aucun des points stratégiques de la ville (magasin/commissariat/centrale...), ils préfèrent se toucher tranquillement la nouille sur un toit paumé et attendre que le jour arrive.

  • Lorsque le héros fait une diversion pour aider les autres glandus de survivants il ne vient à l'esprit d'aucun de ces vampires si supérieurs qu'il est en train de leur faire une vieille feinte ? C'est sur c'est parfaitement logique qu'il se mette à brailler comme un gland en pleine rue alors que jusque là il se faisait aussi discret que possible...

Remarquez heureusement que les vampires sont lamentables parce que les survivants en face n'ont pas l'air d'avoir la lumière dans toutes les cases non plus, on a l'impression qu'ils passent tout le film à se mettre volontairement en danger en voulant aller sauver tout le monde même quand c'est clairement un piège. Prenons un exemple véridique pour illustrer la nazerie de la chose :

30 jours de nuit

Et devinez ce que le héros fait ??? Ouiiii il tente d'aller la sauver même si c'est paumé d'avance et qu'il sait pertinemment qu'il va se jeter dans la gueule du loup (en plus il n'y arrive même pas, bravo la lose) ! Et ça c'est un seul exemple, tout le film est du même tonneau du début à la fin. Spéciale dédicace à la petite fille qui ne sert à rien du tout de tout le film et qui apparait comme une envie de chier à 10mn de la fin juste pour mettre en danger l'héroïne qui ne va pas pouvoir s'empêcher d'aller "sauver la pauvre petite fille choupinoute en courant connement au milieu de plein de vampire parce que ça se fait pas de laisser mourir des piti nenfants !!" ! Change pas, t'es inutile mais je t'adore :

30 jours de nuit

Bref, vous l'aurez compris, 30 jours de nuit ne casse pas des briques, loin de là, malgré quelques points positifs comme certains maquillages bien réussis (la "femme" du chef des vampires est assez flippante dans son genre), certaines scènes assez cruelles qui laissent un bon malaise et deux trois effets spéciaux bien exploités, pour le reste on sent que la grosse machinerie Hollywoodienne a fait son œuvre avec des personnages trop héroïques et lisses, un scénario des plus prévisible, des incohérences en veux tu en voilà et un combat final granguignolesque complètement ridicule.

Et pour faire comme si c'était vachement sérieux je lui met une note, boostée aux champignons Mario bien sur :

Note : ChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignon (3/10)



Bon, avant que vous me caillassiez en commentaire je tiens à dire que cette critique n'est que mon avis personnel, les goûts et les couleurs toussa toussa, que je peux parfaitement comprendre que l'on ait aimé ou du moins apprécié ce film, que le fait que je l'ai trouvé nul n'implique pas que je trouve nulles les personnes qui l'ont aimé (Je précise parce qu'on prend souvent trop personnellement ce genre de critiques. J'ai moi aussi une tripoté de films que beaucoup trouvent lamentables mais que j'adore ^^), etc ...

Et sinon j'en ai bien chié pour arriver à faire une critique à peu près construite sans trop partir dans tous les sens résultat je ne suis pas totalement convaincu par ce billet alors votre avis m'intéresse beaucoup pour améliorer (ou pas) la chose :) (en clair ça veut dire "lachez un ptit com PLIZZ")


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