titre

zOMG !1 Il y a d'autres pages: Page précédente - 2 sur 3 - Page suivante

vendredi 6 juin 2008

Frontière(s) : La critique pourrie


06 06 2008
Frontières

J'avoue, je suis un fan de films d'horreurs ultra-gore, sales, pouah, beurk pleins de gens qui ont 60L de sang compressés à 10 bars dans le corps et qui ont la facheuse tendance à tomber sur plein d'objets coupants ! Plus c'est trashos plus ça me plait, c'est pourquoi j'attendais avec une grande impatience de voir le film Frontière(s) de Xavier Gens, un film soit disant si atrossorib' qu'en comparaison le 20H de TF1 et GTA IV combinés ressemblent à la version censuré des Bisounours. Même le fait de savoir que ce film est une production Europa Corp, l'usine à films pourris made in Luc Besson, et que le mec au commandes a commis le ridiculissime Hitman n'a pas réussi à me démonter, et pourtant, et pourtant...

Champignon Frontière(s) : La critique pourrie

Contrairement à ce que tente de faire croire l'affiche, Frontière(s) n'est pas un documentaire sur une boucherie-charcuterie placée à la frontière franco-suisse. Non, en fait c'est l'histoire de jeunes racailloux qui, après un casse, décident de fuir la France alors que l'extrême droite est en train d'arriver au pouvoir, pour aller dépenser leurs euros durement gagnés dans des pétards Hollandais. Malheureusement, film d'horreur oblige, sur leur route ils vont s'arrêter dans une auberge occupée par une famille de dégénérés vilains pabô qui préfèrent le cuissot d'humain au steak de bœuf, pas de chance (Enfin ils auraient pu tomber sur pire : des végétariens) !

Comme Nioutaik est un blog familial j'ai décidé de laisser le choix aux lecteurs concernant la bande annonce à visionner. Vous pouvez donc choisir entre la Bande Annonce du film Frontière(s), pleine de sang qui fait vomir les âmes sensibles (après ça tâche, c'est sale) :


Ou bien le générique des Bisounours (qui peut lui aussi faire vomir mais pas pour les mêmes raisons) :


Avant de voir Frontière(s) je m'attendais secrètement à découvrir un "Massacre à la tronçonneuse" à la Française, soit un film extrêmement glauque qui fout un bon gros malaise, hélas, hélas, hélas (3 fois hélas, j'ai compté !) au lieu d'un malaise tout ce que le spectateur peut ressentir à la vision de ce film c'est de la gêne, de la gêne pour le réalisateur qui a pondu une bouse pareille et les acteurs qui ont acceptés de jouer dedans (ou bien qui y ont été contraint, c'est pas très clair).

Frontière(s) souffre énormément du syndrome de "grosse tête" de son réalisateur. Au lieu de chercher à faire un film d'horreur "divertissant", "rythmé", "qui prend au tripes" comme Alexandre Aja à su le faire avec Haute Tension, Xavier Gens à lui décidé de coller dans son film de la "philosophie à deux roubles" et de la "réflexion politique débile sur fond de malaise social" (je n'invente rien c'est lui même qui le dit dans ses interviews) et, comme chacun s'en doute, marier de la réflexion politique "basse de plafond" à un film d'horreur c'est comme parler des Nazis dans un débat : ça n'apporte rien et ça fait passer pour un blaireau.

Bon, avant que je m'emballe et que je parte dans tous les sens je vais tenter de structurer mon texte en détaillant toutes les frontière(s) de pourritude que ce film franchi dans la joie et le "va y lubrifie moi ça !" (dit aussi "allégresse") :



Champignon Les Frontière(s) du scénario pourri

Normalement lorsque l'on veut renouveler un genre de film on essaie de faire original, d'explorer de nouvelles idées, de tester des choses audacieuses, mais ça Xavier Gens ne le sait pas, pour lui renouveler un genre ça veut plutôt dire "repomper comme un gros chacal, parfois au plan près, des scènes et des idées de bons films d'horreurs et d'en faire un mégamix, de toute façon personne y verra rien". Bien sur, si Frontière(s) ne contenait que quelques idées déjà vues dans d'autres films on pourrait appeler ça un hommage et personne n'y verrait rien à redire mais la tout est tellement déjà vu vu et revu que ça s'appelle du plagiat (Remarquez, tout le sel du film devient du coup de repérer quoi est pompé sur quoi). Nous avons ainsi droit à :

  • La famille de dégénérés cannibales pompée de Massacre à la Tronçonneuse avec cependant une petite originalité ridicule : c'est une famille de Nazis ! Wahou mais quelle audace dans le scénario ma parole oO

  • Une séquence dans des tunnels étroits venue tout droit de The Descent

  • Le coup du tendon d'Achille pompé de Hostel (oui, ce film ose même pomper sur cette sous-bouse du film d'horreur qu'est Hostel, c'est vous dire le niveau)

  • Le gars attaché à des crochets d'abattoirs venu la encore de Massacre à la tronçonneuse

  • La séquence ou l'héroïne du film se fait couper les cheveux est pompée d'un film d'horreur français pas forcément super connu nommé Calvaire

  • La scène finale qui fait étrangement penser à Midnight Express

Et je suis sur que j'en oublie une demi-douzaine tellement tout le film n'est qu'un gigantesque patchwork de scènes et d'idées repompées. Bien sur, on peut se dire que si ce sont des scènes qui ont déjà fait leurs preuves en terme d'efficacité les mélanger pourrait donner un truc sympa mais même pas, l'ensemble est tellement foutraque qu'il en devient ridicule.

Frontières

Pour ne rien arranger le film manque cruellement de rythme avec beaucoup de remplissage inutile entre les scènes et, quand le film décide de s'emballer, le réalisateur est soudainement pris d'une crise de Parkinson incontrôlable rendant difficilement compréhensible ce qui se passe à l'écran (Parait que le coup de la caméra qui bouge dans tous les sens c'est pour faire moderne, staïl ! A mon avis c'est surtout fait pour coller le mal de mer).



Champignon Les Frontière(s) des dialogues d'auteur

Pour ne rien arranger au rythme moisi du film tout les dialogues, à l'exception des "Aaaah", "Ouillle" et autres "Ca fait mal arrêtez s'il vous plait", sont affligeants de ridicule. Voulant probablement faire "branché", toutes les répartis du film, ou presque, sont blindés d'insultes, malheureusement, n'est pas Tarantino qui veut et cela donne des scènes d'une profondeur inouï comme par exemple celle-ci :

  • Victime 1 : Quelles salopes putain quand je vois comment je l'ai baisée après elle me dit qu'elle a plus envie

  • Victime 2 : J'te le disais depuis le début que c'est des putes. C'était trop beau pour être vrai

  • Victime 1 : Ca m'enerve ça, comment ça m'enerve

  • Victime 2 : Tain mon gars tu tires une sale gueule, c'est cette tasspé qui te met dans cet état ?

  • Victime 1 : Nan mais j'en ai rien a foutre de cette pute là, j'en ai rien a branler, elle pue de la chatte en fait

C'est magnifique on dirait du Baudelaire qui aurait chopé une variante particulièrement aigue du syndrome de Gille de la Tourette.

Frontières

Finalement, plus j'y repense et plus je me dis que ce film ne possède pas de dialogues et qu'il s'agit probablement d'improvisation des acteurs pour meubler un peu les scènes.



Champignon Les Frontière(s) du jeu d'acteur nanar

Que serait un film pourri sans un minimum d'acteur ridiculement nazes ? Frontière(s) ne déroge pas à la règle avec quelques un des rôles les plus affligeant jamais vu dans un film d'horreur (et pourtant il y a du niveau). Tout le casting est tellement mauvais qu'on en vient à se demander s'il n'ont pas été recruté parmi les acteurs refusé pour les téléfilms de l'été sur TF1 (ce qui n'est pas très très gentil pour les téléfilms de TF1).

Le maitre étalon en terme de nullité dans ce film est en fait une maitresse étalonne puisqu'il s'agit d'Estelle Lefébure, miss Mixa peau sensible dans ta gueule, qui interprète une des sœur de la famille de gros dégénérés. Ayant probablement un peu trop matée Pirate des Caraïbes la miss Estelle est persuadée que pour jouer une méchante plausible il faut se mettre du Khoâl sous les yeux, avoir l'air en permanence droguée aux sédatifs et bien entendu grogner, petit extrait (si le sang vous insupporte les protagonistes de la vidéo en ont sur leurs habits mais promis il y a pas de charcutage dans cette scène) :


*Grr* *Grr* Je suis une méchante !! Bravo Estelle, quel talent oO

Frontières

Juste derrière Estelle en terme de nullité vient Samuel Le Bihan qui joue un des frère de la vilaine famille pabelle ! Habituellement plutôt "bon" acteur le pauvre Samuel est ici totalement dépassé par un rôle indigent de "vraie fausse brute bêbête" et il passe tout son film à grogner (sans rire, comme Estelle il grogne tout le temps) et à montrer à quel point il est bodybuildé du corps. Ça en serait presque drôle mais hélas on sent que le pauvre fait de son mieux pour être crédible dans un rôle naze, du coup ça devient triste :'( Petit exemple de ce magnifique rôle de composition, quel technicité dans les mouvements, c'est beau à voir :


Frontières
Un rôle tout en finesse

Samuel LeBihan et Estelle Lefébure dans leurs œuvres, notez le grognement à la fin :


Hum, quelle vilaine la Estelle, quelle conviction, ça me laisse tout chose :')

Comme je ne peux pas détailler tous les acteurs ridicules du film voici le plus "lamentable" non pas pour son rôle mais plutôt pour ses dialogues. Il s'agit de Jean-Pierre Jorris qui joue le rôle du père de la famille, pour montrer à quel point c'est un vilain Nazi pas beau le réalisateur à décidé de lui faire dire des dialogues mi-français mi-allemand avec un accent ridicule indignes d'un Papi fait de la résistance. Comme en plus il a l'air franchement à l'étroit dans son costume d'officier ça devient vraiment très naze :

Frontières

Au milieu de tout ce marasme on peut cependant sauver l'actrice principale Karina Testa plutôt convaincante dans son rôle, même si elle à tendance à en rajouter dans les tremblements de peur, et Maud Forget qui joue une gamine un peu débile/naïve assez glauque dans son genre.



Champignon Les Frontière(s) du réalisme

En plus d'avoir des dialogues affligeants et des acteurs qui ne le sont pas moins, Frontière(s) est rempli de pas mal d'incohérences extrêmement flagrante qui contribuent à décrédibiliser encore plus un film qui n'avait vraiment pas besoin de ça pour manquer de réalisme. Nous avons ainsi :

  • Le méchant quasi-invincible : Un des vilain frère (bouh pas gentil) se paye, au cours du film, une dizaine de coup de ciseaux entre les omoplates et un gros coup de marteau EN PLEINE TÊTE sans que cela semble le gêner vu qu'il se relève frais et dispo A CHAQUE FOIS sans qu'aucune explication plausible ne soit avancée. Si ca se trouve c'était un film sur des Nazi cannibales sorciers.

  • La méchante quasi-invincible : Probablement protégée par les couches de crème Mixa qu'elle se colle sur la tronche Estelle Lefébure fait preuve, comme son frère, d'une résistance incroyable en survivant tranquillement à une bonne grosse explosion des familles, sans raison.

  • Le père, bon gros Nazi caricatural, décide de perpétuer la "race pure supérieure" en unissant son fils à l'héroïne du film qui ressemble autant à une blonde aux yeux bleus que Khamel Ouali. Bien entendu cette histoire de perpétuation de la race ne sert strictement à rien du film, après tout c'est marrant de mettre des incohérence juste pour le fun.

Un peu comme pour les divers plagiats je suis sur que j'oublie un paquet d'autres incohérences.

Frontières



En résumé : Frontière(s) devait être le renouveau du film d'horreur à la Française, il n'est au final rien de plus qu'un gigantesque foutoir dans lequel sont jetés pèle-mêle des scènes pompés de classiques de l'épouvante enchainées à un rythme poussif par des acteurs qui ont bien du mal à rendre crédible leurs rôles indigents. A trop vouloir se prendre au sérieux on en devient ridicule. Bref, à ne pas voir même si vous êtes fan de ce genre de film (surtout si vous êtes fan en fait puisque tout ce qui est dans ce film a déjà été vu)

Note : ChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignon (2/10)


jeudi 10 avril 2008

RE – Extinction : La critique pourrie


10 04 2008
Resident Evil Extinction

Resident Evil – Extinction est le troisième opus du massacre cinématographique tiré de la célèbre série de jeux vidéo kifonpeur. Après un premier épisode honnête (j'avoue je l'ai « bien aimé » mais sans plus, j'en ai honte T_T), et un second absolument désastreux voici venu la conclusion de ce triptyque pourri qui, je l'espère, porte bien son nom et annonce l'extinction pure et simple de cette licence au cinéma.

Champignon RE – Extinction : La critique pourrie

Extinction n'est pas l'histoire de valeureux pompier qui éteignent des feu mais d'une bande de gensses qui ont survécu à une infection zombifiante. Comme ils n'ont pas vraiment envie de brailler « braaaiiins » à longueur de journées ils décident de se barrer en Alaska pour échapper au virus et surtout pour manger des glaces. Dans leur périple ils sont aidés par Alice qui, en plus d'offrir des abonnements internet, possède un certain nombre de pouvoir psychique top mortels konsaypadouysortent. Et parce que juste des zombies ça serait pas drôle, Umbrella Corporation, la vilaine entreprise créatrice du virus, pourchasse Alice pour récupérer l'antivirus qui est dedans son corps.


La bande annonce est en anglais, ça la rend plus supportable et pas moins compréhensible oO

Ce film a une spécificité très particulière : son pitch est plus compliqué que son scénario. Histoire de vous spoiler toute l'histoire voici un schéma le résumant :

Resident Evil Extinction

J'ai déjà vu des adaptations cinématographiques de jeux vidéo qui prennent beaucoup (trop) de liberté avec leur sujet de base mais RE – Extinction repousse le massacre de licence encore plus loin, dans des tréfonds jamais vus jusqu'à présent. Le film n'a pour ainsi dire rien à voir avec les jeux Resident Evil si ce n'est quelques noms et références bien connus de la série, pour le reste le réalisateur nous a fait un joyeux mélange qui laisse des grumeaux de sous-"Mad Max" saupoudré d'une pincée de "Land of the dead" (zombies) de "Les oiseaux" (pour les oiseaux oO) et d' "Alien 4" (pour les clones). Que l'on soit obligé de complètement brodé quand on adapte un FPS dont l'histoire tient sur la tranche d'une feuille de PQ je peux comprendre mais Resident Evil bénéficie d'une intrigue et d'une ambiance suffisamment bien ficelées pour n'avoir qu'a appliquer « à la lettre » le scénario des jeux sans avoir à partir dans des délires à la con. Enfin je suppose que le but de cette trilogie est d'énerver les fans, pari réussi dans ce cas !

Resident Evil Extinction

Bon, je ne vais pas m'éterniser sur le scénario qui est de toute façon lamentable au possible, je vais plutôt vous parler des acteurs ! Enfin des acteurs, c'est un bien grand mot, je dirais qu'il s'agissait de passants embauchés de force sur le tournage tellement ils sont tous atrocement mauvais. Pendant tout le film on a l'impression de voir un concours du plus mauvais jeu d'acteur, du coup faire une revue de détail de chaque personnage est quasi infaisable, je vais me contenter de vous décrire les principaux, comme une grosse faignasse :

Il y a tout d'abord Milla Jovovich qui joue aussi mal que son nom est à coucher dehors et qui incarne Alice, la survivante génétiquement modifiée par Umbrella Corporation. Déjà très mauvaise dans les deux premiers films elle explore, dans ce troisième opus, de nouveaux horizons de non jeu. Bien qu'elle n'atteigne pas le niveau d'un Steven Seagal mono émotion, elle parvient à obtenir le score très honorable de DEUX émotions pour un film entier : Le vide et la colère (ce qui signifie pour elle froncer les sourcils), c'est beau à voir :

Resident Evil Extinction

En fait je suis mauvaise langue, elle a une troisième émotion :

Resident Evil Extinction

En plus de jouer comme un poulpe sous tranquillisant son rôle de « super guerrière trop invincible » n'arrange rien vu qu'elle passe tout son temps à se la péter « Je suis la plus forte tavuuu ! », la rendant détestable au possible. D'ailleurs Milla semble elle même être consciente de la vacuité de son rôle/interprétation vu qu'elle tente de compenser tout ça en étant habillé comme une prostipute post-apocalyptique avec des bas plus sexy que pratiques !

Tout de suite derrière Alice en terme de nullité vient Oded Fehr qui, ironie du sort, joue son amoureux transi ! Le plus troublant avec Oded, hormis le fait qu'il a un prénom très étrange, c'est qu'on a l'impression qu'il y met du sien, qu'il fait des efforts pour jouer « presque bien », malheureusement, le pauvre est affublé d'un visage aussi expressif qu'un chacal mort et ses tentatives pleines de bonne volonté échouent pitoyablement le rendant, au final, presque sympathique un peu comme un petit ornithorynque blessé.

Resident Evil Extinction

Iain Glen, qui incarne le vilain Docteur pourchassant Alice probablement pour résilier son abonnement, est un monument de mauvais jeu tellement il est peu crédible en super méchant prêt à tout avec sa tête de gendre idéal. Heureusement, le scénario est là pour montrer à quel point il est vil en exploitant son air amorphe notamment dans cette scène :


Resident Evil Extinction

Oh mon dieu il laisse mourir ses collèges et les regarde agoniser sans aucune réaction sur son visage !! Quel salaaaaaud !! En tout cas voilà une scène intelligente qui parvient à exploiter efficacement le non-jeu d'un acteur, bravo M. le scénariste.

Pour finir les acteurs voici mon gros coup de coeur : L'IA d'Umbrella Corporation !! Cette IA est incarnée par une petite gamine projetée en hologramme. Pourquoi je l'adore ? Parce qu'en plus de jouer aussi mal que le reste du casting elle bénéficie d'interventions sans intérêt et de phrases « chocs » qui ne veulent rien dire à base de « Je reroute le signal gamma ! » et autres « J'ai uploadé le réseau 36B dans ton cul ». Petit exemple :


3 phrases seulement et 12 mots alakon qui servent à rien, c'est impressionnant. Dommage qu'elle ait si peu d'interventions dans le genre :'(

Comme toujours avec le magnifique combo gagnant « Acteurs moisis et scénario pourri » vient s'ajouter la petite touche « d'incohérences ridicules » et autres « trucs bizarres mais drôles ». Comme Extinction en est blindé ras les amygdales voici une petite sélection du plusse meilleur avec même des extraits vidéos pour apprécier le désastre avec ses noeils :

  • Lorsque le convoi est attaqué par un essaim de piafs zombies les survivants décident de se barrer (logique), malheureusement, une des voiture est ensablée et ne peut pas suivre le convoi (comme par hasard), les deux occupants décident donc de sortir et de courir rejoindre un autre véhicule et là, ils ont une réaction d'une grande intelligence que je vous laisse admirer :


    Ils tirent en l'air oO !! Pour attirer l'attention des piafs alors qu'ils doivent passer discrétos il n'y a rien de mieux ! Bravo les champions. A noter que le mec de la scène a été mordu par un zombie, qu'il le sait mais qu'il ne le dira jamais à personne avant de se transformer enfin en zombie histoire de buter tout le convoi, c'est un sacré malin !

  • Surement la plus belle incohérence de tout le film : Le container infini à zombies, je crois que l'extrait se passe de commentaires :


    Et encore, il en sort d'autres après, c'est pas fini ^^ Cette scène vous donne aussi un aperçu du non-jeu de Milla Jovovich, elle fait vraiment bien la colère (ou la détermination, difficile à dire)

  • Alors qu'elle est attaquée par 3 zombies Milla Jovovich fait un saut alakon totalement inutile pour attaquer de dos les vilains mécréants. Sauf que cette gourdasse attend qu'ils se retournent oO Ouais, très utile banane !! (Attention scène un piti peu gore) :


    Notez aussi l'utilisation des machettes alors qu'elle a au moins 15 flingues chargés à disposition ... Ah oui, aussi, cette scène se passe quelques secondes après la scène du container et il y en a encore qui en sortent oO

  • Il n'y a pas que le scénaristes et les acteurs qui font n'importe quoi dans ce film. Le réalisateur, qui semble n'avoir vraiment rien a secouer de son film, tente des effets de caméra bien pourris comme le célèbre « ralenti qui sert à rien » :



    C'est bôôôô un hélicoptère qui s'envole :')

Quand on voit tout ça on se dit que le ratage de ce film c'est avant tout un travail d'équipe !

Resident Evil Extinction

En conclusion : Extinction est l'apothéose de la nullité de la trilogie cinématographique Resident Evil ! Tout, des acteurs au scénario en passant par la réalisation est nul à chier et, comble du comble pour un film d'horreur : il fait rire et ennuie tout à la fois. Bref, à ne regarder que pour se marrer grassement entre potes (avoir un coup dans le nez aide beaucoup)

Note : ChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignon (1/10)


samedi 29 mars 2008

Taken : La critique pourrie


29 03 2008
Taken

Après des chefs d'oeuvre aussi sublimes que le Transporteur 1 & 2, Banlieue 13 et autres Hitman c'est avec une vraie impatience que j'attendais Taken, la nouvelle bouse sortie de chez Europa Corp, l'usine à films pourris made in Luc Besson. Et je dois dire que je suis loin d'être déçu par le résultat repoussant, comme vous allez le voir, les limites du film de merde, mon seul regret étant qu'il ne s'agisse pas d'une adaptation du jeu Tekken mais on ne peut pas tout avoir non plus !

Champignon Taken : La critique pourrie

Taken c'est l'histoire de Bryan qui, en plus d'être dans la cuisine, est un ancien agent secret Américain donc la fille se fait gauler par des salauds d'Albanais alors que celle-ci passe des vacances à Paris. Comme Bryan n'apprécie pas beaucoup qu'on lui chourrave sa gamine, qu'il n'aime très fort *grand comme ça*, et vu qu'il est au moins ceinture noir 18ème Dan de karaté, il décide d'aller apprendre la vie à tous les malandrins de France à coup de tartes dans leur tronche pour qu'ils lui rendent sa chiarde (Le tout avant la fin de ses RTT, il n'a pu poser que 4 jours comme l'explique l'affiche du film).


Production Europa Corp oblige, le scénario du film Taken tient sur la tranche d'une feuille de PQ (et encore il reste de la place) du coup vous venez de voir l'ensemble de l'intrigue dans la bande annonce, il n'y a absolument rien d'autre à espérer, pas de rebondissement, rien ! Si vous pensiez assister à une enquête/action un peu subtile et ingénieuse à la "Jason Bourne" vous allez être déçu tellement tous les indices que le héros chope pour suivre les traces de sa fille sont, soit téléphonés, soit si incongrus qu'il faut avoir le cul tellement bordé de nouilles qu'on pourrait nourrir l'ensemble des pays du tiers monde avec pour les voir ! Bon, je suis mauvaise langue puisque la plupart des films de « vengeance » ont un scénario indigent et je savais parfaitement à quoi m'en tenir en allant voir ce film. D'ailleurs, et c'est une première dans mes critiques, ce que j'attendais de Taken avant de le voir correspond parfaitement à ce que j'ai vu et ça c'est un très bon point :

Taken

En plus d'avoir un pitch digne d'un scénario de FPS, Taken pousse le vice jusqu'à avoir les dialogues les plus lamentables, affligeants et prévisibles que j'ai jamais vu au cinéma. Pour vous donner une idée du désastre le petit monologue de Liam Neeson dans la bande annonce est probablement la meilleure citation du film et on peut pas dire que ça explose 3 neurones à un ornithorynque déficient mental ! Le plus sublime exemple a lieu lors d'une scène ou le héros chope un vilain kidnappeur, c'est le premier sur lequel il parvient à mettre la main depuis le début du film, du coup, tout content, je braille « Ouais va y Liamounet, défonce le !!! » et là, miracle du dialogue pourri oblige, j'entends sortir des hauts parleurs « Si tu ne me dis pas où est ma fille je te défonce !!! » , il a bien fallu 2mn pour que mon cerveau enregistre l'information et pas loin de 10mn pour calmer mon fou rire hystérique : c'était beau, je venais d'entrer en connexion mentale avec le dialoguiste neuneu de Taken. Malheureusement, le film ne contient pas uniquement des dialogues ridicules qui font rire involontairement mais aussi certaines remarques des plus racistes qui font peur quant au message général qu'a voulu faire passer le scénariste. Ainsi, alors que notre héros est en pleine négociation avec un gang Albanais il leur sort un très flippant « Vous prenez notre tolérance pour de la faiblesse et vous en profitez pour l'exploiter » qui sent bon le discours extrémiste et sécuritaire par tous les pores, et ça, film d'action bourrin et stupide ou pas, c'est lamentable. Pour en rajouter toujours plus dans la connerie et respecter le bon gros cahier des charges Luc Besson, les flics du film sont tous de sales pourris copains comme cochons avec les kidnappeurs, il n'y en a absolument aucun à sauver. Remarquez, ça change un peu des flics qui sont incompétents ou qui ont juste l'air con de ses productions habituelles même si ça ne relève pas le niveau.

Taken

« Bon, mais si le scénario est moisi et les dialogues au diapason, les scènes d'action vont peut être sauver l'ensemble non ? » Et bien même pas ! Le nombre de scènes d'actions que contient le film est étonnement faible, alors qu'on pourrait s'attendre à du maravage de vils proxénètes non stop pendant 1h on se retrouve avec 2 courses poursuites, quelques fusillades et 3/4 bastons et même si certaines sont marrantes ou bien trouvées (enfin faut pas être trop regardant non plus) la plupart sont filmées façon « clip psychédélique sous acide » ce qui fait qu'on ne comprend strictement rien à ce qu'il se passe sous nos yeux. C'est ça d'avoir engagé un réalisateur atteint de Parkinson pour donner un style « jeune et branché » au film (d'ailleurs c'est la mode de filmer comme un pied ces derniers temps).

Taken

Du côté des acteurs c'est le désastre quasi total, le seul que l'on peut sauver est Liam Neeson plutôt convaincant en père en quête de vengeance. Malheureusement pour lui tout son rôle est plombé à la racine par des dialogues affligeants de ridicule et par un background complètement vide qui se limite à « Youpi je suis un ancien agent secret et je kiffe ma fille, lol ». Fort heureusement il ne parle quasiment pas mais à chaque fois qu'il ouvre la bouche vous pouvez être sur que ça va être du caviar de conneries. S'en est à se demander s'il a lu le scénario avant d'accepter de tourner ce film ? Ou alors Luc Besson tenait en otage son hamster, voir son poisson rouge, pour l'obliger à jouer, je ne vois pas d'autres explications possibles.

Taken

Le reste du casting est, quant à lui, complètement lamentable avec notamment Famke Janssen qui joue l'ex-femme du héros. Elle a du être payée uniquement pour que les producteurs puissent dire « ololoool regardez on a une bonnasse dans le film les amis !! » tellement elle ne sert à rien de tout le film. Elle est si inutile et peu présente que vous avez quasiment l'ensemble de ses apparitions résumées dans la bande annonce, c'est vous dire son importance capitale dans le développement de la non-intrigue.

Taken

Je garde le pire pour la fin avec Maggie Grace qui joue la fille du héros ! Aaah, Maggie Grace, elle jouait déjà extrêmement mal dans la série LOST mais là elle confirme totalement son non-talent et non-charisme complet. C'est bien simple, on doit la voir en tout et pour tout 15mn dans le film mais chaque seconde de ses interventions m'a empli d'une envie quasi incontrôlable de lui coller des tartes dans la tronche, à tel point que j'en étais presque à supporter les Albanais « Ouais !! Emmenez-la loin !! Trèèèès loin ! » . A sa décharge, il est difficile d'être très crédible quand on a 28 ans et qu'on surjoue le rôle d'une gamine de 17 ans à grand coup de gloussements, rires stupides et bonds hystériques.

Taken

Qui dit scénario bidon dit bien souvent incohérences énormissimes et dans ce domaine on peut dire que Taken nous gâte, un vrai festival :

  • Liam est un surhomme, au même titre qu'un Chuck Norris, il se prend quelques balles et plusieurs coups dans la gueule au cours du film mais ça ne semble jamais lui faire de mal, la classe.

  • La fille du héros est censé être américaine et ne pas savoir parler un seul mot de Français. Du coup, pour justifier son voyage en France elle sort « Simone a passé 2 mois en France et elle a appris à parler le Français, je pourrais faire pareil !!! » le tout dans un Français impeccable, doublage oblige !! Ce passage est absolument sublime d'ironie et montre à quel point les producteurs du films n'avaient strictement rien à secouer d'adapter leurs dialogues pour la France.

  • Je sais que l'informatique est souvent très mal représenté et irréaliste dans les films mais alors dans Taken on touche littéralement le fond. Pour trouver des indices sur sa fille, Liam Neeson analyse une photo retrouvée dans son téléphone portable et, miracle de la technologie bullshit, il parvient à zoomer sur un reflet et a améliorer la netteté de l'image ce qui lui permet d'identifier le visage d'un kidnappeur !!!111 OMG !!!1 Je savais pas que les portables prenaient des photos de 15 milliards de méga millions de pixels et intégraient tous un script d'amélioration d'image surpuissant que même la CIA en est jalouse ! Le plus ironique dans l'histoire c'est que le kidnappeur de la photo n'apprend strictement rien au héros rendant l'ensemble de la séquence inutile.

    Taken

  • Lorsque le héros est au téléphone avec sa fille il lui dit « Lorsqu'ils t'attraperont planque ton portable sous le lit et crie moi tous ce que tu peux reconnaitre sur tes ravisseurs pour m'aider à les retrouver », bon, jusque là c'est assez logique sauf que sa fille lui gueule « 1m80 !! Tatouage sur la main en forme d'étoile !! Bleuaueurg Pif paf pouf !! ». Je sais pas vous mais moi en pleine panique le premier truc qui me viendrait à l'esprit ça ne serait certainement pas de jauger la taille des mecs, déjà parce que c'est quasi impossible d'être précis (elle pouvait pas juste dire grand !!) mais aussi parce que ce n'est pas ce qui saute tout de suite aux yeux, je sais pas mais la couleur des yeux ou des cheveux c'est quand même plus flagrant et significatif ! En même temps je suis probablement un mauvais exemple parce que j'aurais surement braillé « Deux jambes !! Un nez !! Une bouche !! Bleuaueurg Pif paf pouf !! » et du coup je serais encore en train bosser au bois de Boulogne à l'heure qu'il est.

  • Un pote du héros, ancien commando comme lui, parvient à identifier l'accent des ravisseurs de la fille kidnappée : ils sont Albanais ! Jusque là rien de spécialement étonnant mais le plus beau vient tout de suite après : « C'est un accent Albanais du village de Trucmuche ! Même les russes osent pas aller là-bas tellement c'est hardcore !! » oO !! Le mec arrive à repérer un village rien qu'avec l'accent oO !!!11 La vache, c'est un peu comme si j'arrivais à dire qu'un mec habite Tripafouille sur Oise rien qu'en l'entendant déblatérer deux mots de Français, il y a pas à dire les Américains sont surpuissants.

  • A la fin du film Liam poursuit un bateau en longeant la Seine dans une voiture lancée à toute allure et à contre sens. La scène pourrait être intéressante si le bateau qu'il poursuit ne se trainait pas comme une grosse limace rendant la poursuite complètement surréaliste. Ainsi, quand la voiture a parcourue 5km le bateau a, lui, avancé de 200m, sachant que les deux véhicules ont démarrés du même point il y a comme un très léger problème de déformation du continuum espace temps !!

En plus de tout ça le film se fini de façon très abrupte prouvant, une fois de plus, que le scénariste se foutait bien complètement des personnages et que tout ça n'était qu'un prétexte à casser du gueux.

Taken

En résumé : Taken respecte parfaitement le cahier des charges des productions Besson avec un scénario qui tient sur la tranche d'une demi feuille de PQ, un sous message raciste des plus évident et une image de la police forcément corrompue et incompétente justifiant un héros qui se fait justice lui même. Malgré cet aspect des plus malsains, dont il faut bien être conscient, les conneries s'enchainent tellement vite et les dialogues 1er degrés sont tellement nazes que l'ensemble devient involontairement hilarant et plaisant à regarder. Bref, ce film est idéal à schtroumpfer sur internet pour se marrer entre potes, par contre n'allez surtout pas le voir au cinéma, financer la connerie saylemal !

Note : ChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignonChampignon (2/10)



Encore plus de critiques pourries de films qui ne le sont pas moins avec : 10 000, Jumper et 30 jours de nuit !


zOMG !1 Il y a d'autres pages: Page précédente - 2 sur 3 - Page suivante