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lundi 10 décembre 2007

Comment réaliser un jeu vidéo à LICENCE bien merdique


10 12 2007
Chuck Norris guitar heroe

S’il y a bien un truc que la plupart des joueurs ont fini par apprendre à la dur c’est que les jeux à licence (soit les jeux issus de films/livres/musique) sont bien souvent des foirages monumentaux. Il y a bien quelques exceptions (Star Wars Kotor, Pirate des caraibes sur PC mais ca c‘est parce qu’en fait c’est Redguard relooké pour l’occasion ou encore les Chroniques de Riddick qui réalise l’exploit de faire un bon jeu vidéo a partir d’un film pourri) mais ce n’est qu’une infime minorité que les développeurs renvoient bien vite dans leur pays par charter. Remarquez, quelque part ce n’est que justice quand on voit que le cinéma saccage allègrement les jeux vidéos.

Maintenant que tu as appris les concepts de base pour faire un bon jeu vidéo bien pourri, que tu as une équipe de développement qui a la méga –niaque (normal tu les nourris exclusivement avec de la viande rouge), et que tu as plein de gros sous pour financer tes délires, je vais aborder plus en détail le concept des jeux à licence. C’est un genre délicat à aborder car il est issu d’une longue lignée de jeux pourri et il va donc falloir bien te merder pour rester dans le ton, ca serait dommage d'agréablement surprendre tout le monde. Je vais donc aborder, dès maintenant, toutes les règles spécifiques de ce genre et présenter également plusieurs concepts de jeux à licence bien moisis que tu pourras reprendre à ton propre compte si tu le souhaites, petit coquinou.



Champignon Quelle licence choisir :

C’est la première étape et sans doute la plus délicate ! Quel univers vas tu donc bien pouvoir saccager tout en t’en mettant plein les fouilles ? Il y a plusieurs possibilités qui s’ouvrent à tes yeux ébahis :

  • La plus simple consiste tout bêtement à regarder ce qui est à la mode en ce moment, suivant ce principe tu vas pouvoir faire un jeu sur Tokio Hotel, la Star Ac voir même carrément sur les Miss France (J’imagine déjà le boitier du jeu “Toi aussi apprend à marcher comme une godiche et dire des conneries plus grosses que ton bonnet de soutien gorge”). Le but est d’avoir un max de public potentiellement intéressé par ta bouse pour augmenter l’arnaque. Tu peux aussi taper dans les livres pour ta licence mais sache qu’a part quelques exceptions les Best-Seller se vendent aux mieux à 100 000 exemplaires ce qui fait un public assez faible, préfère taper dans la musique yaourt, les émissions télé réalité ou les films (enfin les Blockbusters, pas la production intimiste gréco-indo-viétnamienne sur la condition de la femme au Timor oriental pendant les années 30).


  • Si tu ne veux pas choisir tout seul tu peux également t’associer à un studio de cinéma, celui ci sera ravi de te refourgera les licences de ses futurs films. Ta seule mission sera d’en faire un jeux vidéo lyophilisé fini pile poil au moment de la sortie du machin au cinéma. Comme ça tu t’épargnes le mal de crâne de la recherche du thème.


  • Un autre concept de licence consiste, non pas à payer pour utiliser les droits d’un “univers”, mais de carrément payer les droits d’utiliser le nom d’une personne célèbre pour en faire son “jeu officiel”. Prends exemple sur tous les jeux estampillé Tom Clancy (enfin prends pas trop exemple quand même parce qu’il y en a des bons dans le tas) et autres Alexandra Ledermann la reine des bourricots pour te faire une idée du concept. Comme c’est pas facile de réfléchir, j’en conviens, je te suggère quelques possibilités dans lesquelles tu peux piocher:

    • Chuck Norris’s “High Kick of Death”
    • JP Pernault “Le mystère du dernier sabotier du Gers”
    • Loana’s “Ma 1ère poupée gonflable”
    • Mickael Bay‘s “Explosion Extreme”

    Comme tu vois les possibilités sont infinies.


  • Si pour l’instant tu ne trouves aucune idée de licence tu peux commencer dès à présent à développer ta bouse, il te suffira, une fois finie, de choisir un “univers” qui correspond à peu près à ce que tu as pondu et de changer juste le nom du jeu sur la boite, les acheteurs n’y verront que du feu si tu changes deux trois nom de persos par ci par là.


  • Pour les plus hardcores des développeurs il est possible de réaliser un crossover, à savoir mélanger deux licences pour en faire un seul jeu. Avec un concept pareil tu optimises fortement ton potentiel destruction d'œuvres, c'est magnifiques. A toi “Babar le gentil éléphant contre Spiderman”, “Le seigneur des anneaux Olympiques” voir même “Star WarHammer 40 000K”, la seule limite est ton imagination (et ton pognon) !!

    Medal of Honor Demineur

Une fois la licence choisie et dument payée il te reste à dépenser judicieusement le reste de tes sous pour faire un massacre en règle. Je ne reparlerai pas ici de l’IA ni du gameplay, ces points ayant déjá été traités précédemment, je vais plutôt aborder quelques spécificités incontournables du genre .



Champignon Les éléments de graphisme incontournables :

Les gens achètent ton jeu non pas pour le gameplay mais pour retrouver les éléments qu’ils ont aimés dans le film/manga/série dont il est tiré... tu dois donc obligatoirement modéliser certains éléments tel que :

  • Les acteurs/héros : S’il s’agit d’acteurs en chair et en os tu vas devoir faire péter la modélisation photo réaliste ! Pas de panique c’est très simple, contente toi d‘une photo du gars en question plaquée sur un vieux visage polygoné, ça sera largement suffisant pour donner l’illusion. Même chose pour un héros d'anime avec l’avantage que tu peux encore plus massacrer la modélisation pour lui donner un soit disant “effet cartoon”. Voilà quelque exemple pour te montrer jusqu'à quel point tu peux pousser la laideur de tes créations :

    Alias The shield modelisation pourrie


  • Les lieux principaux : Pas besoin de tout modéliser, ça serait chiant et fatiguant et comme de toute façon peu de personnes finiront ton jeu ça serait donner de la confiture de framboise a un cochon neurasthénique (oui j’ose upgrader des proverbes). Sélectionne simplement deux/trois scènes ou éléments clé et voilà, tout le monde sera content. Par exemple si tu veux adapter Matrix modélise vite fait la salle aux poteaux (facile en plus), le dojo d’entrainement et l’intérieur du vaisseau spatial de Morphéus, hop, emballé c’est pesé.

Et c’est tout, le reste n’est que superflue donc tu dois t’en passer vu que tout ton pognon est passé dans l’achat de la licence, il ne faut pas gâcher.



Champignon Les Goodies :

Par cet anglicisme alakon je désigne tous les bonus et autres récompenses que tout jeu à licence se doit d’intégrer. Pour faire simple il s’agit tout bêtement d'insérer des croquis, des références à la licence et, s’il s’agit d’un film ou d’un anime, des extraits de quelques minutes (pas plus attention, faut que l‘acheteur aille quand même voir le film et/ou qu’il paye le dvd en plus, autant pigeonner jusqu’au bout). En plus cela t’évitera de te casser le derrière à faire des cinématiques et cela satisfera le fan de base qui a acheté ton jeu, non pas pour son gameplay, bien foiré comme il se doit si tu as suivis mes conseils, mais uniquement parce que “OMG je kif tro Barbie je ve pécho tou lè déssin”.

Call of Duty

Mais attention, tu ne dois pas balancer les goodies n’importe comment, il doit toujours y avoir une contrepartie. Il faut donc que tu les intègres comme des récompenses données aux joueurs qui auront acceptés de mettre en péril leur intégrité mental en jouant a ton jeu plus de 10mn. Cela procure un double avantage : tu remplis ton jeu sans te fouler et tu fais souffrir les pigeons qui ont acheté ta daube. N’hésite pas à faire ton gros sadique en obligeant le joueur a refaire 15 fois le jeu pou débloquer une vidéo moisi, voir à récupérer 500 items planquouzés dans des endroits inaccessibles pour choper deux pauvres artworks, le pire c’est que tu seras remercié pour ce “défi” tu verras.



Champignon Le Making-Of :

Cet élément fait plus ou moins parti des goodies mais vu son importance je vais détailler les règles à respecter pour être sur de bien le merder.

Ce qui caractérise un bon making-of de merde c’est son hypocrisie ! Il faut que ça dégouline de complaisance par tous les pores jusqu'à l’overdose, et bien entendu il ne faut quasiment jamais parler de “comment le jeu a t’il été réalisé”. Pour faire illusion 2/3 images d'artworks punaisées à un mur, une image de modèle en fil de fer et un plan large sur une rangée d’ordinateur pour montrer tout le beau matos du studio (le faux, pas celui dans une cave au Gourménistan) suffiront amplement à ne pas trop frustrer le client et à lui faire croire qu’il a appris plein de choses.

Le making of ne doit servir qu’à faire de la promotion avec tout le monde qui balance du “c un pur projet de ouf lol !”, “c t un défi formidouble” et autres “l’ambiance de travail était trop top, blablabla, on était trés excité par tout ca, blublublu, zizi tout dur, bliblibli, fier du résultat...”, mais ouais mon gros, continue de sourire on va finir par y croire !!

Call of Duty

Même si tout ce qui est dit est totalement faux l’important est que cela doit puer la joie et l’esprit winner, pour se faire tous les producteurs/acteurs/développeurs/autretrucen-eurs doivent jouer le jeu de la masturbation intellectuelle en se branlant entre eux à coup de “Roberto est un réalisateur phénoménal” et autres “Gérard avait une vision très précise de l’ambiance qu’il voulait donner au jeu”, balancez aussi deux trois anecdotes sur des vannes de merde entre membre de l’équipe pour faire croire que c’était la franche camaraderie, plus c’est à vomir, mieux c’est (oui tout cela est très vulgaire mais c’est nécessaire et ça détend).

A noter que j’exagère à peine, il suffit de regarder à peu près n’importe quel making-of pour s’en convaincre, si vous arrivez à en extraire plus de 2mn d’informations “utile” vous êtes tombé sur une perle rare. Mais ce n’est pas tout à fait le sujet alors revenons à nos pangolins.



Champignon Quelques idées de jeux à license :

Maintenant que tu connais toutes les ficelles je te propose plusieurs possibilités de jeux à licence et le gameplay qui va avec, tu n’a qu’a choisir au pif dans tous ça et à toi le bonheur du développement merdique sans effort :

  • Forrest Gump : Comme tu n’a pas forcément compris le sens profond du film il te suffit de te contenter d’adapter 3/4 scènes cultes sous forme de mini-jeu pour satisfaire tout le monde. Par exemple :

    • Forrest qui fuit les gosses qui le martyrise : Pour ce passage inspires toi des vieux jeux de sport sur Nes, le joueur va devoir faire courir le héros aussi vite que possible en appuyant alternativement sur deux boutons très rapidement, mais ce n’est pas tout, histoire d’innover tu peux ajouter un système de détection vocale qui oblige le joueur a crier “Cours Forrest” très fort pour lui donner un boost (comme de la nitro), immersion garantie.


    • Forrest qui devient champion de ping pong : Une simple adaptation de pong relookée fera l’affaire, pas la peine de chercher plus loin.


    • Forrest au vietnam : Une bête image fixe de jungle plus deux trois vietnamiens qui apparaissent de temps en temps derrière un arbre et tu obtiens une séquence de shoot somptueusement merdique.

    Etc... suivant ce principe tu dois pouvoir trouver encore une dizaine de mini jeux, mais inutile de trop te forcer tu peux te contenter des 3 jeux cités précédemment et les décliner en divers niveaux de difficulté, change juste la couleur des décors pour faire l’illusion et l’affaire est dans le sac.


  • Rencontre du 3ème type : Adaptation extrêmement simple à réaliser puisqu’il te suffit de réaliser un bête jeu de rythme façon DDR (Dance Dance Revolution) et autres Parapa the rapper en te basant sur la célèbre séquence : et uniquement celle là avec deux trois variantes. Plus le joueur est en rythme plus la passerelle du vaisseau spatial s’ouvre. Et osef si ca pourri tout le charme et l'ambiance du film bien sur.


  • La marche empereur : Histoire de bien rendre l’ensemble du jeu très pénible le déplacement de ton manchot devra se faire “comme pour de vrai”. Le manchot se “dandinant” pour avancer il suffit de reprendre l’idée, pour avancer le joueur devra donc alterner deux touches, une pour pencher a gauche, l’autre à droite, ensuite il le dirige comme dans tout jeu avec les touches fléchées.

    Marche de l'empereur gameplay

    De cette façon tu fais du trois en un : il faut être un poulpe pour jouer à ton jeu correctement, c‘est méga chiant parce que c’est répétitif et en plus ca tue les mains, mais que ne ferait t’on pas pour un peu d’immersion. Un autre gros avantage du jeu réside dans les décors, comme ca se passe dans le grand nord une simple étendue blanche un peu vallonée suffira pour l’ensemble du soft, pratique.


  • Memento : Si tu ne connais pas ce film il s’agit de l’histoire d’un homme qui n’a plus de mémoire à court terme, pour se mettre dans la peau du personnage le réalisateur à monté son film avec toutes les scènes à l’envers. Pour une adaptation en jeu il suffit de reprendre ce principe, en gros tu te contente d‘inverser toutes les commandes (avancer devient reculer...) pour le reste tu en fais un vieux jeu de shoot, ça fera concept c’est classe. Et pour rester dans le ton penses à interdire les sauvegardes, en plus ça augmentera la durée de vie.

Voilà, tu as toutes les clés en main pour nous pondre LA future bouse qui donnera des envies de meurtre à plein de joueurs, ne gâche pas tout !



Comme toujours un expert, enfin un Mr trucmuche, va nous donner son opinion sur ce dossier :

M. Oignon

Si c’est pas magnifique ^^ Prochainement (enfin je sais pas quand serait plus juste) d’autres complèments à ce dossier sur les jeux vidéos pourris verront le jour pour rester à la pointe de la daube ;)
Si vous avez des suggestions de jeux à license n’hésitez pas à aider nos amis développeurs en en parlant dans les commentaires.

Pour encore plus foirer ton jeu découvre le complément : Sécurité pourrie !


mardi 27 novembre 2007

Comment bien foirer sa lettre de motivation


27 11 2007
lettre de motivation

Avoir un boulot de nos jours c’est important, surtout pour nous geeks qui avons une passion qui coûte la peau des fesses, le problème, c’est qu’un boulot ca ne tombe pas du ciel à moins d’avoir du bol (et/ou un papa/maman qui a une grosse entreprise et qui accepte de vous greffer une de ses couilles en or). Pour avoir un poste il faut avoir la niaque, la rage, le “je vais tous les exploser ces saligauds”-spirit, ce que l’on appelle, en termes techniques : La motivation. Or, de nos jours, les entreprises veulent des employés suffisamment remontés au point qu’ils tueraient Bambi si on leur demandait (et même s'il fait les petits yeux mouillés tout tristes :'( ), et quoi de mieux pour vérifier ce “remontage” qu’une bonne grosse lettre de motivation ? Donc, pour espérer décrocher un poste, il va vous falloir maitriser l’art de la lettre “râh komen ke je ve tro ce job !”, passage obligé de toute recherche d’emploi. Comme je suis un gros chacal j’ai décidé de ne pas vous aider du tout, bien au contraire, en vous expliquant dans le détail comment bien foirer une lettre de motivation à tel point que les DRH (Directeurs des ressources humaines) qui la recevront se la refileront les soirs de déprime pour rigoler un coup. En plus c’est parfaitement inutile c’est chouette



La mise en page :

C'est très simple, cette partie tiens en 3 mots : On s’en cogne ! (ou “osef” pour le faire en un mot). Dans ce domaine a peu près personne n’est d’accord “gniagniagnia faut sauter 2 lignes ½ sous l’adresse”, “gnignigni faut mettre un alinéa après l'intro ...” alors tant qu’à faire un lettre de motivation merdique autant faire la présentation tout au feeling on se casse moins le popotin.

Un détail me parait tout de même important (oui c'est contradictoire avec le “on s’en fout” plus haut mais c’est pas grave) : la couleur du texte. Comme tout le monde va probablement choisir le noir ou le gris méga triste et que vous n’êtes pas un Emo “le suicide c tro b1” faites péter la couleur qui pète la joie, qui transpire le bonheur, qui schlingue le spleen atomique bref faut que ca latte les yeux. D’ailleurs, mon mentor ninja-pirate-moine boudhiste me disait souvent “plus c’est fluo plus c’est beau”, ce qui est bien pourrie comme phrase mais la poésie c’était pas son fort.

Dernière chose, comme pour un skyblog, inutile de faire d’efforts pour corriger votre orthographe, c’est chiant et ca bouffe du précieux temps que vous pourriez passer à manger des Chocapics.

OMG MES YEUX



Le ton de la lettre (et non pas le thon amis poissonniers et esthètes) :

En général il est conseillé de connaitre directement le nom de son interlocuteur pour pouvoir balancer du "Cher Mr Machin" et autres "Bonjour Mme Dulac" mais il faut avouer que c’est chiant d’avoir à chercher à qui vous parler. Pour faire plus simple pourquoi ne pas taper large avec, par exemple, un “Yo gros/grosse” qui fera toujours son petit effet et qui vous donnera un côté sympathique et direct très recherché par les entreprises. Le problème avec ce truc c’est que vous ne savez pas, là encore, si vous vous adressez a un poilu ou une pisseuse, c’est pour cela qu’il est souvent préférable d’utiliser un simple “Yo”, “Plop” voir même “Salut” pour les moins aventureux, histoire d’être sur de ne froisser personne. En revanche évitez à tout prix le “Bonjour”, c’est bien trop formel, ca enlèverait tout votre côté “jeune cadre sympa et dynamique” ce qui serait très dommage.

Toute de suite après ce “Salut” montrez que vous êtes quelqu’un qui se soucie du bien être des autres en demandant “ca va ?”, “ouaich bien ou bien ?” voir “Tranquille ?”. En faisant ca vous augmenter fortement vos chances de recevoir une lettre de réponse et qui sait, de fil en aiguille, vous aurez peut être bientôt un pote/potesse DRH ce qui peut s’avérer fort pratique.

lettre de motivation

Une fois cette petite accroche trouvée rappelez vous que vous devez tutoyer votre interlocuteur tout au long de votre lettre sous peine de casser tout le ton détendu de l’ensemble. Les plus perfectionnistes ne manqueront pas d’agrémenter leur œuvre de petits surnoms sympas que l’on aime se donner entre potes de longue date du genre “gros sac a vomi”, “vieux réservoir à purin” et autres “chacal des plaines”, n’hésitez pas à faire preuve d’originalité à ce niveau, il faut que vous sortiez du lot, que vous soyez absolument III-NOU-BLI-ABLE.

Pour résumer, le ton doit être le même que celui que vous adresseriez à un super pote de longue date que vous auriez perdu de vue et que vous venez de croiser dans la rue “Alors sac a merde, qu’est ce que tu deviens ? Toujours aussi moche ?”



Le contenu :

Maintenant que le ton général de votre lettre est défini il faut attaquer le gros du problème à savoir “koikèce que je vais bien pouvoir baver ?”. Histoire de la jouer tutorial méga bien fait on va procéder par étape en commençant par :

  • La Présentation :

    Vous devez dans un premier temps vous présenter (d'ou le nom “présentation” c’est fou non ? Captain Obvious à la rescousse), mais attention, pas n’importe comment, vous devez absolument éviter de mentionner votre parcours scolaire car ca n’intéresse personne et surtout par le DRH qui va vous lire, lui il voit ce genre de choses à longueur de journée il en a donc très probablement rien a secouer de votre “Bep électro charcuterie” ou de votre “diplôme d’ingénieur cordonnier”, non, vous vous allez devoir le faire rêver, lui faire oublier les tracas de son quotidien pour être original ! Mais comment faire rêver (enfin rêver c'est un bien grand mot) ? Simple, racontez donc les choses que vous aimez faire dans la vie, vos passions, vos rêves (pour faire rêver autant faire péter du rêve, logique tellement implacable qu’elle devrait faire du rugby). Mettez également en avant des capacités spéciales qui pourraient impressionner du genre “jonglage avec crottes de nez”, “j’arrive a faire bouger mes oreilles sans les toucher” et autre “j'atteins mon nez avec ma langue”. Ca c’est classe, ca ca donne envie de vous connaitre !

  • Le pourquoi vous voulez ce job :

    Après votre présentation c’est LE très gros morceau. Dans cette partie vous devez expliquer pourquoi vous avez choisi de postuler pour ce job. La il faut normalement parler de ce qui vous motive dans votre “potentiel futur travail”, au lieu de jouer l’hypocrite comme tout le monde je vous conseil d’être franc parce que c’est vrai quoi, il faut arrêter de faire croire qu’on postule pour un boulot ou une entreprise pour ses “opportunités de carrière” et sa “position de leader sur le marché Moldave du papier mâché”, mes fesses oui, on choisit un boulot parce qu’il permet de “gagner plein de sous en en glandant un minimum” voir “pour exercer son pouvoir sur plein de subordonnés afin d’assouvir ses penchants mégalomaniaques” alors autant le dire clairement, c’est un gain de temps pour tout le monde et en plus ca montre que vous savez ce que vous voulez, classe.

    Normalement dans cette partie vous devez aussi expliquer pourquoi VOUS êtes fait pour ce travail, cependant je vous déconseille vivement de faire ça, à la place je vous propose d’adopter la technique dites “du gros mendiant” (aussi appelé “technique du chacal crevard à fourrure argenté de Bolivie”). Cette technique est fort simple et consiste à attendrir à mort le DRH pour qu’il veuille absolument vous aider, faut que ca chiale dans les chaumières, que vous ayez l’air absolument désespéré, pire qu'un bébé hérisson cocaïnomane qui a pas eut sa dose ! Un truc qui marche bien, par exemple, c’est le coup de la petite soeur malade dont vous êtes le seul à vous occuper depuis la mort de vos parents (parce qu’ils avaient regardés Chuck Norris/Un pangolin de travers) et qui a besoin d'argent pour ses soins et que ce poste est votre dernier espoir pour lui sauver la vie. Si le mec en face chiale pas sa mère c’est que c’est un sale insensible et du coup s’il ne vous engage pas c'est uniquement sa faute.

    lettre de motivation

    Pour être sur de mettre toutes les chances de votre côté vous pouvez également terminer cette partie par une menace “si tu me pren pa je te tape toi et ton hamster lol !”, normalement le DRH devrait déjà être dans un tel état de faiblesse psychologique “mon dieu sa petite soeur c’est affreux T_T” que ce sera le coup de grâce, succès garanti (mais pas remboursé je suis pas fou non plus).

  • La conclusion :

    Comme pour le début de la lettre il faut savoir rester décontracté, inutile donc de faire claquer du “veuillez agréer gnagnagni gnagnagna je me prosterne devant votre grandeur blablabli blablabla accordez moi l’acceptance de mon salutage ....” préférez un simple “Tchuss” si vous êtes fan de Tokyo Hotel, “Cheers” pour la jouer anglais voir carrément “A+” ou “@+” pour montrer que vous maitrisez les technologies de l’intraweb. Bref, comme d’habitude, il suffit de respecter l’adage “plus c‘est simple moins c’est compliqué” et ca ira comme sur des roulettes (mais pas les roulettes de caddies qui généralement roulent mal, plutôt des roulettes de roller bien graissés)



Derniers détails :

Essayez au maximum de faire une lettre générique qui peut s’adresser à toutes les entreprises possibles et imaginable de l’univers, comme ca vous n’aurez alors plus qu’a l‘imprimer pour l‘envoyer en masse sans trop vous fouler les fesses. Pour les puristes qui souhaiteraient écrire leur lettre à la main, enfin plutôt “pour ceux qui n'ont pas d’imprimante”, essayez de raccourcir votre lettre au maximum en allant directement à l’essentiel sinon vous allez vous fouler le poignet.

Alternative : Le tampon patate, bien connu des ateliers bricolo/bricolette en maternelle (demandez à votre petite soeur/frère si vous en avez vous verrez), peut s’avérer fort utile. Cette technique consiste à graver votre texte dans une patate crue, vous la trempez ensuite dans l’encre (une simple cartouche explosée suffira) et hop a vous les lettres de motivation à la chaine. Comme pour la lettre manuscrit raccourcirez a mort sous peine de ne pas avoir de patate assez grosse, conseil a oublier si vous habitez en Ukraine bien entendu.



Exemple :

Pour résumer tous ces conseils voici un exemple de lettre de motivation bien merdique à imprime/rédiger/patater. N’hésitez pas à la reprendre tel quelle en changeant juste le nom (je sais je sais je suis trop bon)

lettre de motivation

Voilà, si vous suivez à la lettre tous ces conseils vous augmenter MES chances d’avoir un emploi, mouhahahahaha que je suis machiavélique, je m’aime :‘)



Pour ceux qui se le demandent oui ce billet est là pour exorciser mon martyr vu que je suis en pleine réécriture de lettres de motiv pas motivantes (oui je sais, OSEF)... Vu que l'on ma menacé d'attentats au commentaire piégé si je balançais pas encore du Mr Trucmuche je n'ai pas le choix, Mr Fer à Repasser va donc nous donner son avis :

Mr fer à repasser

Pfuu, si on peut même plus compter sur les objets pour donner leur avis ou va le monde (pas DMC, je précise parce que je vous vois venir oO). Au passage si ceux qui ont un compte scoopeo pouvaient cliquouiller l'icône qui apparait ci-dessous ils recevraient ma gratitude éternelle et l'expression de mes salutations distinguées :



mardi 6 novembre 2007

Comment réaliser un jeu vidéo bien merdique


06 11 2007
Jeux de merde

Les jeux vidéos, un domaine qui génère de plus gros sous que le cinéma ça laisse rêveur et je suis sur que toi, petit développeur de jeux vidéo derrière ton écran, tu as envie de toucher ta part du gâteau pour enfin te faire greffer ces testicules de platine dont tu rêves la nuit. Si c’est le cas alors c’est ton jour de chance puisque je vais te donner les clés pour réaliser un bon gros jeu vidéo de merde “même téléchargé illégalement c’est encore trop cher pour ce que c’est” qui se vendra bien. Pourquoi un tutorial pour faire un jeu de merde et pas un jeu excellent ? Mais parce que les bons jeux c’est pas rentable mon petit père, et ca, les investisseurs l’ont compris depuis longtemps, mieux vaut de la merde vendue a prix d'or que de l’or qui se vend merdiquement. Cependant, bien rater son jeu n’est pas chose aisée je vais donc t’expliquer pas à pas les règles à respecter pour y parvenir, c’est parti !



Choix du thème du jeu

Avant toute chose il te faut choisir un univers pour ton jeu, si tu as du pognon et que tu veux augmenter fortement tes chances de succès tu peux te lancer dans l’aventure des jeux à licence en achetant les droit d’un film/livre/marque de charcuterie, comme ça ça t’épargne le creusage de méninges. Hélas, une licence coute souvent très chère et il n’est pas toujours possible d’en acquérir une, fort heureusement il y a des alternatives qui épargneront ton petit cerveau comme :

  • Le thème de la 2nd guerre mondiale : L’histoire étant à tout le monde tu es tout a fait en droit de saccager un background que tout le monde à appris au lycée, et le tout pour 0 centimes. Bien sur tu en profiteras au passage pour pomper allègrement des scènes de films célèbres, c’est toujours ca en moins à penser, c’est gratos et puis dans le milieu on appelle pas ca “grosse repompe de fennec” mais “hommage”, c’est la classe. Bien sur inutile de t’inquiéter du fait que 15 000 autres pèlerins ont déjà utilisés le même thème que toi..

  • Le thème médiéval fantastique : Avec le succès du Seigneur des anneaux et de Warcraft c’est une valeur sur, il suffit de mettre des orcs (des bourrins vert), des humains (des gens normaux) et des elfes (des grosses bonnasses à oreilles pointus) et c’est tout, inutile de chercher l’originalité parce que l’originalité ca effraie les vaches à lait, euh, les clients.

  • La guerre en irak : Pas besoin d’un dessin, du moment que le jeu met en scène la bravoure et l'héroïsme extraordinaire des Américains pour sauver le monde de la dictature en rependant les belles valeurs de la démocratie et du hamburger triple steak ca fera forcément un carton aux USA.

Jeux de merde

Il y a encore d’autres possibilités avec les univers futuristes façon Blade Runner et autres jeux d'actions dans la jungle/ile tropicale, mais je ne vais pas tout détailler, l’idée c’est juste de repomper ce que les autres ont déjà fait donc un peu d’observation et l’affaire est dans le sac



L’équipe de développement

Une fois le thème de ton jeu de merde trouvé il faut lancer le développement, la encore très simple vu qu’il n’y a que 3 règles à respecter (ouais, une autre liste):

  • Ne surtout pas donner de délai de développement à l’équipe du jeu, elle pourrait arriver a s’organiser pour sortir un truc vraiment finalisé dans les temps et ca, c’est hors de question.

  • Il faut arrêter le développement n’importe quand, ranafout, c’est toi le boss et l’équipe aura beau te faire ses grands yeux mouillés de chien battu “mais heu c’est pas fini c’est tout nul” tu devras être intransigeant, je sais c'est dur mais sois fort !

  • Cas d’un jeu à licence : il faut le donner à développer à une équipe 3 mois avant la sortie du film/anime/truc pour être bien sur d'avoir un délai trop court, en plus qui dit délai court dit couts diminués, sachant que tout l’argent est parti dans l’achat de la licence va falloir voir à économiser un max sur le reste. Pour ca faire bosser une équipe de serbo croates yougoslave dans une cave peut être un plus.

Jeux de merde

Ton équipe est maintenant fin prête pour créer ta bouse, reste à savoir quoi mettre dedans.



Le boitier du jeu

Si tu ne devais développer qu’un truc dans tout ton jeu ca serait celui-là, le reste c’est totalement superflu.

Si ta “chose” est tirée d’une licence il faut l’indiquer très clairement, tu l’a acheté à prix d’or alors autant la rentabiliser en l’affichant sur au moins les 3/4 de la boite : “LE JEU OFFICIEL DE OUI OUI !!1”. Si la licence porte sur un personnage particulier mets sa sale tronche en gros plan. Bref, toute ta boite doit brailler “AAAAH JE SUIS TIRE DU FILM TRUCMUCHE QUE TU VIENS DE VOIR AU CINE AAAAAAACHETE MOI ACHEEEEEEETE MOOOOI TU ES SUR DE NE PAS ETRE DECU“ pour être vraiment efficace.

Si ton jeu pourri n’est pas à licence contente toi d’un titre de la mort du genre “APOCALYPSE WAR OF DEATH”, il faut qu’on sente que c’est un truc qui en a dans le pantalon, d’ailleurs use et abuse de l’anglais, ca sonne bien et les gens comprennent pas forcément donc c’est top: Tu peux aussi plagier les titres de jeux à succès, dès fois que les acheteurs confondent c’est toujours ca en plus dans ta poche, exemples : “J’ai tes A”, “A l‘eau 3”, “Bio Choc”... En guise d’image contente toi d’une fille à moitié a poil avec des gros nibards, le sexe fait vendre, et peu importe si le personnage en jaquette n’apparait jamais dans le jeu, t’es pas à ca près. Si en plus tu lui colles un katana ou un gros flingue dans les mains c’est Jackpot.

Jeux de merde

Une fois cet élément primordial en place il faut aussi penser aux clients un petit peu plus méfiant qui vont lire attentivement le verso du boitier, tu vas donc devoir y mettre le paquet la aussi. Je te conseille, par exemple, de coller au moins 3 images soit disant “prisent en situation réelle dans le jeu” mais qui ne seront que des extraits de cinématiques ou alors des screenshots auquel Dédé, ton spécialiste photoshop, aura retravaillé la tronche pour être vraiment présentables. Entre ces images il faut aussi mettre du texte donc la vas y à fond dans les superlatifs qui ne veulent rien dire du genre “jeu du siècle”, “la révolution du jeu de FPS/STR/Action !!” et autres “Best jeu EVAR de la terre qu'on a eu dans le monde”, bref faut mitonner comme tes parents à propos du père noël (de toute façon tu as pas le choix si tu devais dire la vérité tu risquerais d'être assez vite limité).

Un autre truc qui marche bien c’est d’indiquer a quel point le jeu a reçu de bonnes notes “Oui mais comment je fais si personne met de bonne appréciations aussi :‘( ?” Facile, l’intraweb est vaste et tu trouveras bien un ou deux glandus qui auront appréciés ta bouse pour je ne sais quelle raison (la drogue fait parfois des miracles), tu n’as qu’a faire croire que ce sont de super références et le tour est joué. Si tu as vraiment pas de chance tu peux aussi te faire passer pour un fan et t’auto mettre une bonne note, simple, efficace.

Jeux de merde

Une autre technique, réservée uniquement pour les plus chacals (enfin chacaux), consiste à manipuler les phrases des journalistes, imaginons par exemple que le magazine “PC Trucmuche” ait écrit à propos de ta “chose”:

Ce jeu est probablement la plus sombre merde qu’il m’ait été donné de tester, plus sombre que ca c’est un trou noir. Quel déception, alors qu’il semblait si prometteur dans les previews, avec une approche des plus révolutionnaire de la gestion du personnage, l’illusion s’effondre, comme un gros flamby au caramel sous les coups de cuillère d’un collégien en rut, avec la version finale...

Peut devenir, en sélectionnant les parties intéressantes :

Ce jeu est probablement la plus sombre merde qu’il m’ait été donné de testé, plus sombre que ca c’est un trou noir. Quel déception, alors qu’il semblait si prometteur dans les previews, avec une approche des plus révolutionnaire de la gestion du personnage, l’illusion s’effondre, comme un gros flamby au caramel sous les coups de la cuillère d’un collégien en rut, avec la version finale...

Qui donnera sur la jaquette un magnifique :

Jeux de merde

Tout ça bien combiné va donner un boitier qui attirera inexorablement les sousous des acheteurs, et ça, c’est le plus important. Enfin, pour que ce ne soit quand même pas trop un gros foutage de gueule il faut aussi créer le jeu merdique qui va dedans.



Les graphismes

Pour les graphismes pas besoin de beaucoup te fatiguer puisque, je te le rappelle, les screenshots présentés sur le boitier et à la presse seront retravaillés par Dédé le roi de paint. Ton seul objectif doit donc être de faire un vague moteur 3D qui permettra, en louchant et sur un écran pourri, de discerner vaguement les personnages principaux de la licence que tu as payé avec une de tes testicules en or ou ton char Panzer si tu t’es contenté de repompé la 2nd guerre. Il faut privilégier un truc über moyen pour être sur que le joueur lambda puisse faire tourner ton horreur sur n’importe quel PC, pense donc à limiter à mort le nombre de polygones affichés, tu t’en voudrais d'essouffler le matériel de tes fans. Pour les textures, là encore pas besoin de te fatiguer, une texture mur, une texture sol et, éventuellement, une texture ciel suffiront amplement pour réaliser l’ensemble des niveaux de ton jeu.

“Oui mais si je veux vraiment que le jeu soit beau je fais comment ?” Je vois que Mr devient exigeant, et bien pas la peine de beaucoup te fouler il te suffit juste d’exploiter un des effets présent dans les dernières cartes graphiques appelé “Blur”, ce que j’appelle personnellement “gros flou merdique cache misère” ce qui te donne une idée du concept. N’hésite pas à en user et à en abuser, ca cache la laideur tout en donnant un aspect lumineux/joyeux qui fera plaisir aux enfants

Jeux de merde



Le gameplay

Maintenant que tu as une belle boite et un moteur graphique minable il va quand même falloir penser à définir les “mécanismes” de ton jeu. Rien de plus simple, tu n’a qu’a te contenter de pomper à droite à gauche les trucs qui marchent bien à savoir les FPS et les jeux d’aventure/action style GTA, inutile de te fatiguer à développer de nouveaux concepts. Bien sur, il faut reprendre tous ces principes en les allégeant à mort pour te simplifier le boulot. Par exemple, pour un FPS, tu peux te contenter d’une mitrailleuse et d’une grenade ainsi que d’un unique type d’ennemi auquel tu changes juste la couleur pour faire croire qu’il y en a plein (pour les boss tu as juste à agrandir ton modèle de base). Si tu reprends ce principe pour tous les machins que tu repompes même Robert, charpentier de formation, pourra te programmer ton jeu, alors imagine ce qu’un informaticien tchekoslovaque va pouvoir faire !

Jeux de merde

Important, ton jeu doit être aussi simple d‘accès que possible, rappelle toi que tu prend le joueur pour un gros neuneu il faut pas trop lui secouer les neurones alors prend le tout le temps par la main à coup de grosses flèches rouges pour bien lui dire ou aller même si ton jeu n’est qu’un immense couloir à sens unique.

Point important : le positionnement de la caméra. Celui-ci doit être obligatoirement foireux car il n’y a rien de plus beau que la vue d‘un mur et, comme dit Jean-Baptiste le graphiste, ”merde c’est vrai quoi ! Je me suis quand même pas cassé les fesses à faire de belles textures de briques pour que personne en profite ! On va leur en faire bouffer de la caillasse aux joueurs”

Bonus : Un genre qui revient en force ces temps-ci c‘est l’infiltration, ce qui se traduit en terme de jeu merdique par “massacre de pauvre IA conne sourde muette aveugle et paraplégique avec un pistolet silencieux et/ou une mitrailleuse lourde”, facile à faire et succès garanti !



La durée de vie

Inutile de faire durer ton jeu très longtemps, de toute façon il est tellement naze que personne essaiera d’aller au bout, je dirais qu'1h ou 2 avec repompe de 30mn de vidéo du film dont est tiré la licence si tu en as acheté une (pourquoi se faire chier a refaire un truc qui existe déjà ?) ca me parait amplement suffisant. Si 1h ou 2h ca te parait trop peu il y a bien quelques techniques de chacal du Bouroundi qui te permettront de faire durer le calvaire du joueur sans trop te fouler la tronche comme :

  • Les checkpoints de l’apocalypse : Espace à mort les points de sauvegardes, comme ca des que le joueur se plante il doit recommencer ¼ du jeu, avec ca tu peux vite tripler le temps de jeu tout en frustrant le joueur = double combo.

  • Les aller retour infernaux : Plutôt que de modéliser plein de niveaux il suffit d’en faire un ou deux et d’obliger le joueur a les parcourir dans tous les sens en te contentant de faire réapparaitre des monstres (hop un monstre bleu par ci, un rouge par la...)

  • La difficulté atomique : En rendant le jeu impossible à terminer tu lui donnes virtuellement une durée de vie infinie, et ca, sur le boitier, ca claque comme slogan “THE FIRST INFINITE GAME OF DEATH”



L'IA

L'IA ne se pouvant pas se voir sur les screenshots ca doit être le dernier de tes soucis, contente toi donc du minimum syndical avec des méchants qui tirent n’importe comment, vaguement en direction du joueur, ou alors des bonshommes qui se coincent dans chaque bout de mur dès qu’ils se déplacent (raison de plus de pas trop te fouler sur les détails des niveaux, va au plus simple, l’IA te remerciera plus tard). L'idéal à atteindre ce sont les ennemis qui se coincent dans les murs en tirant.

Jeux de merde

“Oui mais si je veux rendre le jeu plus difficile je fais comment ?” Pas dur, nul besoin d’une IA performante, contente toi juste de faire en sorte que les ennemis aient énormément de points de vie et que leurs tirs soient toujours mortels, comme ca, même s’ils ratent 99% du temps ca laisse 1% de chance de plomber le joueur.



Et voilà, tu as toutes les cartes en main pour faire un jeu de merde qui te permettra de dégouter pleins de joueurs, c’est à toi de jouer (ah ah quelle ironie) !

Pfuu, ca faisait longtemps que je voulais le faire ce billet, j’ai du alléger le bazar parce que sinon j’en aurais fait 15 pages mais il y aurait encore énormément a dire sur les jeux merdiques, ca fera peut-être l’objet d’un complément ;)

COMPLEMENT : Les jeux vidéo à LICENSE et Les sécurités pourries !

Pensez à déraper la dessus si le billet vous a fait kiffer oO :


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