Le magazine par, pour, sur, dans les geeks !
Vous n'êtes pas identifié.
| Numéro 30 - Avril 2012 | Numéro 31- Juin 2012 | Numéro 32 - Août 2011 | Numéro 33 - Octobre 2012 | Numéro de la fin du Monde | ![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Et voici la suite (le lien est sur le post juste en dessous, pour être au plus proche de "la suite")

Hors ligne

Hors ligne
La suite. Le ralentissement est dû à une nouvelle transition délicate, qui introduit plusieurs éléments importants.

Hors ligne
Suite, encore.
L'écriture est toujours d'actualité quotidienne, mais juste plus lente. On verra si ça finit par repartir. En attendant, c'est reposant ^^.
Sinon, j'ai loupé ma fusion (Fuuuuuu-sion !), si ça vous intéresse, vous verrez que le gros bout du début n'est pas plus gros, mais qu'il est suivi d'un second gros bout. Je n'ai pas corrigé, parce-qu'au fond ce n'est pas vraiment grave...

Hors ligne
Bon, même si la suite est déjà là, il n'est pas certain que ce rythme à nouveau soutenu tienne réellement... On verra.
Dernière modification par Faeleris (26-09-2011 21:36:04)

Hors ligne
C'est toujours un plaisir de te lire : Courage !
Hors ligne
Nous avions quelques semaines pour nous préparer à la riposte de la capitale qui ne saurait être évitée. C'était bien assez pour réanimer tous ceux qui étaient tombés au cours de la bataille, mais bien plus encore suffisant pour que toutes mes troupes mortelles désertent. Il fallait donc que je trouve un moyen pour limiter les abandons de ma cause, car jamais les hommes à nouveau vivants ne pourraient suffire à défaire l'armée qui allait s'abattre sur nous.
Pour tenir occupés mes troupes vivantes, je leur ordonnai d'établir des fortifications. Bien sur, il y eut des abandons de poste, et tous les déserteurs ne purent être retrouvés. Cependant, quelques démonstrations de ce dont était capable ma magie sur les quelques-uns qui purent être rattrapés eurent un effet bénéfique sur ce plan là. La peur est un puissant outil pour maintenir ses subordonnés dans les rangs, et il est bien plus facile de se faire craindre qu'aimer, surtout lorsque comme moi on attire naturellement la méfiance.
Pendant que mes soldats encore en vie s'occupaient d'ériger des défenses sous la direction de mon nouveau général non-vivant, assisté de certains de mes mages, ceux maîtrisant les glyphes en particulier, moi et mes nécromanciens nous attelions à former le contingent qui serait notre seule chance de remporter la bataille à venir. J'avais ordonné d'entreposer tous les cadavres dans une clairière se trouvant légèrement à l'écart des travaux défensifs, là où aucun de mes hommes n'aurait l'occasion de se rendre à moins de le souhaiter réellement, cas de figure dont je doutais de la probabilité.
En sus du duc et de sa garde personnelle que nous avions déjà proprement réanimés, nous avions dénombré six-cent-soixante-douze cadavres à réanimer rapidement. Les trois cadavres de mages encore utilisables avaient été soigneusement mis de côté, dans l'attente d'une attention toute particulière de ma part, que je ne pouvais leur fournir dans l'immédiat.
A vrai dire, nous ne rendions pas à ceux-là toutes leurs capacités mentales. Nous nous contentions de ramener leurs instincts et donc leur capacité de combat, dans la mesure où celle-ci faisait partie de leurs réflexes, et de créer de toutes pièces un embryon d'esprit à peine plus développé que celui d'un animal. Celui-ci leur permettrait de faire preuve d'une certaine initiative, et était fondé sur le modèle de celui de l'un des meilleurs soldats de la garde personnelle ducale qui n'était pas sorti vivant du combat.
Nous agissions ainsi pour la rapidité et l'efficacité du processus. Leur nouvelle existence ne servait qu'un seul dessein : se battre. Tout ce dont ils avaient besoin de savoir, à part cela, était à qui il leur fallait obéir. Nous aurions bien sûr pu leur rendre toutes leurs facultés, voire augmenter celles-ci, afin d'obtenir des soldats plus polyvalents, mais cela nous aurait demandé bien plus de temps pour chacun d'entre eux. Toujours était-il que, renforcés par notre magie, ils étaient à la fois plus agiles, plus forts, plus rapides et plus résistants que n'importe quel humain
Sept semaines après le début de ces tâches le défunt duc m'annonça que nos éclaireurs avaient repéré l'armée royale. Ainsi, cette vallée allait dans fort peu de temps connaître sa seconde bataille en moins de deux mois. Mais, cette fois, mon unique avantage majeur serait ma troupe de revenants, car il y avait fort à parier que de nombreux mages de guerre accompagnaient cette fois les troupes ennemies. Les fortifications étaient bien trop maigres pour influencer de façon décisive l'issue de la bataille, même si elles seraient utiles.
Un conseil se tint en présence de l'ancien duc, de tous les officiers, de ma première disciple à qui serait confiée la direction des mages tandis que je me chargerais de guider les troupes non-vivantes lorsqu'il le faudrait, et bien évidemment de moi-même. Il y fut convenu qu'à aucun prix les généraux royaux ne devraient soupçonner l'étendue des troupes que j'avais rassemblées, et surtout de celles que mes mages et moi avions réanimées.
Il fut convenu que seul deux feux de camp sur trois serait allumés dans les soirs à venir, et que les contrevenants iraient grossir les rangs des morts-vivants. Les mages se chargeraient d'établir des illusions et autres sorts protecteurs afin de renforcer cette mesure et de dissimuler la présence des non-vivants.
Les jours suivants se déroulèrent dans une ambiance oppressante. Les hommes savaient ce qui allait s'abattre sur eux, et étaient nerveux. Seuls les morts étaient quiets, que ce soit par leur incapacité pour la majeure partie d'entre eux, ou par l'entraînement qui leur avait été rendu pour le duc et sa garde personnelle. Quant à ma personne et à mes mages, nous étions occupés à trouver un moyen de rendre vie et pouvoir aux trois cadavres des mage de guerre que nous avions à notre disposition.
Leurs pouvoirs et leurs connaissances des pratiques de leurs confrères nous seraient utiles pour déjouer les artifices qui nous seraient opposés dans le combat à venir. Seulement, ce pouvoir qu'ils avaient imprégnait fortement tout leur être physique et spirituel. S'il m'aurait été aisé, d'une puissante poussée de ma volonté, de briser l'une ou l'autre de ses parties dans la mesure où mes pouvoirs étaient très nettement supérieurs, il serait beaucoup plus délicat d'imprimer les subtils changements dont nous avions besoin pour faire basculer leur allégeance.
J'avais naturellement réfléchi au moyen d'y parvenir pendant la tâche rébarbative mais peu complexe qui consistait à rendre la vie aux troupes défuntes. De la même manière qu'une poussée légère pouvait sur de longues périodes plier des matériaux forts rigides, une savante application constante de nos volontés pourrait changer leur fidélité. La comparaison n'est pas réellement exacte, dans la mesure ou il s'agissait d'agir suffisamment discrètement pour que les réflexes de défense imprimés au cours du temps ne se déclenchent pas.
Pour cette raison, il était possible d'accélérer le processus en appliquant une poussée juste assez puissante pour se trouver à la limite de résistance de ces défenses par réflexe, qui les monopoliserait et permettrait d'accélérer les modifications. Pour faire une autre comparaison plus juste, une source de douleur est négligée par notre esprit lorsqu'une autre souffrance suffisamment intense se fait jour.
Je procéderais moi-même à la diversion, qui représentait la partie la plus délicate du processus, car la force serait à mesurer avec une grande précision. De plus, moi seul, à part peut-être ma première disciple, pouvais rassembler suffisamment de puissance pour cela sans avoir à recourir à l'aide d'un autre mage, ce qui simplifiait le maintien de ce délicat équilibre. Quant à la modification de l'esprit proprement dite, elle serait plus aisée à effectuer par plusieurs mages, dans la mesure où il fallait effectuer des poussées bien précises et constantes en plusieurs points de l'esprit, à défaut de meilleur terme.
Le retour des différentes parts de l'esprit de notre premier sujet fut la prime étape de cette opération. Ce fut aisé, d'autant plus que pour ce coup d'essai, j'avais repéré le plus faible des trois mages de guerre défunts, bien que ce soit une faiblesse toute relative en vérité. Cela fait venait l'opération réellement difficile. Je répétai avec mes assistants les opérations à réaliser, puis je me plongeai dans l'esprit de notre sujet opérai la diversion de ses défenses.
Cela dura longtemps, si longtemps que la réaction de mon sujet diminua, et que je dus adapter la force de ma volonté en fonction de cela. N'étant pas totalement pris par ma tâche, je pus en informer mes assistants, afin qu'ils diminuent eux-mêmes leur pression sur son esprit. Mais la résistance de celui-ci ne cessa de baisser, rallongeant donc d'autant l'opération.
Alors que nous avions commencé l'opération à l'aube, nous ne finîmes qu'au crépuscule. Ma volonté elle-même se ressentait d'avoir été si longuement bien sollicitée, bien que je n'en aie usé que d'une fraction allant en se réduisant tout du long de la journée. Mais, les lecteurs d'esprits l'affirmaient, et un examen approfondi de ma part le confirma : les changements nécessaires avaient été opérés chez notre sujet.
Je liai donc les diverses parties de son esprit, reliant son âme, ses instincts et ses souvenirs. Il se releva. Nous eûmes une longue discussion, où il fut question de mes buts, de son nouvel état d'esprit, ou encore des faiblesses de ses camarades toujours inanimés, qui nous faciliteraient la tâche, mais aussi de la façon dont nous avions procédé pour le ramener à la vie et lui faire changer d'allégeance. Ce n'était pas réellement gênant, dans la mesure où je savais qu'il comprendrait ce qui s'était passé, et avais prévu les modifications de son esprit en conséquence, le rendant bien heureux de ce changement. De cela aussi il était conscient, mais s'en moquait.
Le lendemain et le surlendemain, nous nous attelâmes à la réanimation des autres mages. Forts de l'expérience de cette première résurrection d'un être doué d'une puissante volonté, cela fut aisé. C'est ainsi que ma troupe de magiciens s'agrandit de trois puissants éléments. Leurs connaissances dans tous les domaines liés à la guerre, de la pyromancie à la divination nous seraient fort utiles, bien qu'ils les pratiquassent selon des procédures légèrement différentes de celles que j'avais enseignées à mes disciples, ce qui, si cela n'affectait pas leur efficacité, rendrait plus difficile dans un premier temps la coordination avec leurs nouveaux collègues.
L'heure de la bataille sonna deux jours plus tard seulement. Les plans de bataille étaient prêts, mais ce serait une lutte ardue, pour ne pas dire désespérée. L'armée ennemie comptait plus de dix mille hommes, et au moins une centaine de mages de guerre. Nous n'avions à opposer que mille deux-cents hommes, légèrement moins de cinq-cents morts-vivants, et cinquante-six mages de guerre, dont les trois non-morts. A cela, il fallait ajouter les quelques fortifications que nous avions eu le temps de monter. La bataille ne s'annonçait définitivement pas à notre avantage.
Les troupes ennemies arrivèrent à notre campement aux alentours de midi. Sachant que nous ne pourrions nous permettre de sortir de nos positions pour les attaquer, elles se rangèrent en ordre de bataille précautionneusement. Mes mages et moi-même économisâmes nos forces, car il ne faisait aucun doute que les mages de guerre adverses se tenaient prêts à contrer toute tentative d'usage de magie offensive. Elles se tenaient en contrebas face à notre petit fort de rondins grossièrement équarris sur le flanc de la vallée, à la lisière du défrichement que nous avions opéré pour construire celui-ci
Soudain, aux alentours de la première heure de l'après-midi, sous un soleil aussi lourd que l'anxiété de mes hommes, les premiers rangs de l'ennemi se mirent en marche, frappant leurs boucliers du plat de leurs épées. Lentement, ils progressèrent jusqu'à la limite de notre portée de tir, avant de faire halte sur un ordre, tout en gardant la mesure. Je vis plusieurs de mes hommes remuer nerveusement.
Il ne fallait pas que leur moral soit sapé avant même le début de la bataille. Or, il existait plusieurs moyen de faire taire cet inquiétant grondement. J'en choisis un, qui ne serait que difficilement possible à contrer par les mages adverses. J'émis un son magique, qui provenant d'un arc de cercle se centrant sur les rangs ennemis. Ce son avait la particularité d'être l'exact inverse de celui des armes sur les boucliers, provoquant leur annulation mutuelle.
Cette fois, ce fut dans les rangs ennemis que je ressentis de l'inquiétude. Frapper leur bouclier sans que le moindre son ne soit émis avait de quoi provoquer de l'anxiété. Mais les généraux ne laissèrent naturellement pas le doute s'installer durablement dans l'esprit de leurs hommes. Les trompettes sonnèrent, et cinq-mille soldats s'élancèrent travers les souches restantes suite à l'édification de notre fortin.
Je laissai à mon général le soin de décider du moment opportun pour la riposte. Soudain, je vis s'élever dans les cieux deux énormes rochers enflammés, suivis d'une multitude d'autres plus petits. Les deux premiers étaient sans nul doute destinés à briser notre défense magique, tandis que tous les autre visaient nos remparts et nos hommes. C'était là un tour impressionnant, mais aisé à contrer. Je laissai mes disciples ériger un mur magique pour recevoir l'assaut. Pour ma part, je lançai un trait d'air condensé au sein de chacun des deux monstres qui fondaient sur nous, ce qui ne suffit naturellement pas à les arrêter. Les mages ennemis, s'ils sentirent cette intrusion, commirent l'erreur de la permettre, n'ayant sans doute pas compris sa véritable nature. Je laissai l'air comprimé se décompresser, tout en lui interdisant de s'échapper du volume des rochers, ce qui eut pour effet de faire éclater ceux-ci en une multitude de pierres de moindre taille.
Ce premier assaut ainsi brisé, il fut aisément repoussé par la muraille mystique élevée par mes suivants. C'était là une première victoire, car bien plus éreintante pour nos adversaires que pour nous. Lorsque je rappelai mon esprit dans mon corps, la bataille avait réellement débuté. Nos archers, arbalétriers et arquebusiers avaient ouvert le feu, fauchant les premières victimes de la journée. En réponse s'étaient avancés sous des mantelets mobiles leurs équivalents dans le camp ennemi.
Sous la grêle de projectiles, l'infanterie ennemie continuait d'avancer. Pour ma part, je surveillais le duel magique qui faisait rage entre mes mages, sur la défensive, et leurs assaillants, prêt à intervenir en cas de besoin. J'aurais certes pu lancer quelques attaques, mais elles auraient sans guère de doutes été contrées par les mages de guerre ennemis qui se tenaient très certainement en réserve.
Et voici donc la suite, sur un nouveau post. La chaleur sape mon envie d'écrire, mais pas tout à fait (d'où la mise à jour).
Dernière modification par Faeleris (15-11-2011 10:41:46)

Hors ligne
Back in business ! Après une période plutôt longue de déprime, je me suis doucement remis à écrire avant-hier...

Hors ligne
Ton retour est grandement apprécié Faeleris. ![]()
Hors ligne
Yeah!
ça fait plaisir
Content de te revoir^^
Hors ligne
Plop, mise à jour ! le rythme est, comme vous pouvez le constater, inférieur à ce qu'il a été.

Hors ligne
Dou-di-da ! Annonce à tous ceux qui ont suivi ce petit texte ! Le texte lui-même est toujours en écriture et bien vivant sur mon disque dur ! En revanche, j'ai un peu beaucoup la flemme de continuer à faire des mises à jour ici (pour être honnête et ne pas sortir un prétexte bidon). Je vais donc attendre de finir mon écriture au kilomètre puis découpage en chapitres pour mettre ici-même à votre disposition un beau PDF, avant de me plonger dans la réécriture complète de l'ensemble qui fera éventuellement l'objet de tentatives de percée auprès d'éditeurs (oui, j'ai de l'ambition). Da-di-dou !

Hors ligne
Merci de nous tenir au courant et courage pour la suite ![]()
Hors ligne
Bon, la première phase d'écriture approche de la fin, et si ce n'est pas ce soir/ce matin que je poste le lien vers mon bô PDF, ce sera en cours de la semaine prochaine.

Hors ligne
Voici le lien vers le PDF : http://www.fichier-pdf.fr/2012/09/23/necromancie/
Si quelqu'un a une meilleure solution d'hébergement, je suis toute ouïe, même si celle-ci me semble tout à fait convenable à première vue...

Hors ligne
Peut etre une drop box, non ?


Hors ligne
Bon, après quelques jours de flemme sérieuse, voilà le lien DropBox réclamé à l'unanimité par Jack Darko
https://dl.dropbox.com/u/108378303/n%C3%A9cromancie.pdf

Hors ligne
Owi owi owi, la suite ![]()
Hors ligne
J'entame la lecture de ton beau fichier pdf. Je te ferai part de mon avis dessus une fois celui-ci refermé.


Hors ligne
J'ai pas encore tout lu (j'ai juste lu les posts, je m'attaque bientôt au pdf), mais j'adhère franchement! J'aime assez le style détaché, avec une absence totale de noms, de dialogues, et des descriptions somme toute plutôt sommaires. Du coup, ton texte ressemble vraiment à ce qu'il est sensé être, une confession (d'un roi? empereur? j'attends avec impatience). L'idée de faire une quête initiatique inversée (dans le sens ou il est überpuissant, mais renégat) est aussi très agréable, ça change des écrits bateau qu'on croise trop souvent dans la fantasy ces derniers temps, je trouve. Par contre, je sais par expérience que se relire est super pénible, et qu'au bout d'un moment on capte plus rien, mais tu laisses passer pas mal de fautes de frappes (ce qui ne gâche pas vraiment la lecture, par ailleurs).
En tout cas, continue comme ça, tu as tout mon soutien!
Hors ligne
Merci du retour, Danturabo
Et effectivement, j'ai une fâcheuse tendance à ne pas me relire du tout...
D''ailleurs, en passant, je me suis rendu compte que la toute fin aurait pu être largement mieux racontée. Je ne suis pas très clair sur les raisons pour lesquelles mon personnage devient ce qu'il devient, et j'accélère la conclusion parce-qu'au bout d'un moment, le narrateur estime qu'il en a fini, mais continue un peu pour ne pas vous frustrer de trop. Je pense que j'aurais du changer de perspective, soit partir sur un narrateur externe à l'histoire, soit la faire conter par un autre personnage. Ce sera corrigé à la réécriture.

Hors ligne
Toujours pas lu la fin, mais perso je trouve que le point de vue subjectif, à la 1ere personne colle très bien. En fait, le caractère du personnage est assez standard, mais le fait de ne voir les choses que par ses yeux le rend plutôt attachant. Et puis, ça a toujours le vieil avantage de pousser le lecteur à faire les mêmes erreurs que le héros (notamment le fait qu'il soit parfaitement égocentré^^).
Courage ![]()
Hors ligne
Bon, voici les deux premiers chapitres du remaniement : https://dl.dropbox.com/u/108378303/texte2.pdf Qui correspondent aux deux premières pages -.-' Je sens que j'en ai pour un certain temps avant de venir à bout de la réécriture des quasiment 109,5 qui composent l'original, même si là on ne peut pas dire que j'aie été fulgurant, autant par flemme que parce-que j'attends un peu des retours quant à la fin du récit. D'autant plus que c'est le début, soit le moment où je pensais que ce ne serait qu'une nouvelle (d'où le titre du topic, pour rappel), et que donc je traçais. Cela dit, dans la mesure où il risque d'y avoir des morceaux entiers, pour ne pas dire des chapitres, qui ne sont absolument pas présents dans la version déjà complétée, je crains que l'estimation 1 page = 1 chapitre soit bien trop précise au goût de ma flemmardise...
Sinon, Danturabo, le héros n'est effectivement pas très original en tant que personnage. En fait, l'histoire non plus, dans la mesure où il ne s'agit en fait que d'un mixage des poncifs de la fantaisie et de l'histoire de notre monde bien à nous. La seule originalité, toute relative si l'on prend en compte Elric et sans doute quelques autres que je n'ai pas en tête, est je pense que ce genre de personnage se trouve en général du côté des adversaires du héros, alors que là, il est le héros. C'est en somme un anti-héros assez classique, original uniquement parce-que les anti-héros sont plus l'exception que la règle en fantaisie... C'est un choix, je pense être tout à fait capable d'inventer un univers et des personnages bien plus originaux, mais la chose étant à l'origine censée être avant tout un premier exercice d'écriture visant à créer une histoire d'une certaine longueur sans me perdre dans les méandres du scénario (et j'insiste sur le mot "premier", mes autres tentatives d'histoire prolongée n'ayant pas vocation d'exercice), j'ai préféré faire simple et efficace. Si je devais donner une autre originalité de mon point de vue d'auteur, c'est le fait que la frontière "méchant / gentil" n'est pas clairement définie, au point que je ne sais pas moi-même qui est le plus mieux ou pire dans tout ça.
Sinon, juste une question à mes lecteurs, la sexualité du héros est-elle lisible entre les lignes (surtout après la mort de son ami, là où j'ai décidé de ce qu'elle est), ou est-ce qu'il faut que j'appuie un peu plus ?

Hors ligne
Ah, tu as lu Elric. Je me disais bien qu'il y avait une inspiration très...melnibonéènne
L'histoire est bien, ma la fin mériterai d'être un peu reprise. Elle est presque trop rapide par rapport au reste, et ya des trucs pas très clairs. Mais dans l'ensemble, je dirais bravo! Par contre, au niveau stylistique, il y a certaines lourdeurs qui pourraient peut-être être évitées, notamment des répétitions (vous sombreriez dans la folie, celui que j'étais désormais...). Et il y a un problème avec les dialogues. Ils sont absent de tout le roman (sauf la 1ere résurrection), sauf à la fin. Cette absence fait entièrement partie du style, de l'ambiance, et rajouter les dialogues, ça change tout. Après, je sais pas si c'est possible d'avoir un bon rendu avec du discours indirect, ceci dit... Enfin à toi de voir, je donne simplement mon opinion.
Pour répondre à ta question sur la sexualité du personnage, je m'étais posé la question, mais j'étais arrivé à la conclusion qu'il était...ben rien en fait. Je voyais son ami comme sa seconde moitié, plus pour une raison de but et de passion commune que vraiment par amour. En fait la force du lien est très clair, mais sa nature est plus ambiguë. Et de toute façon leur amour est très vite voué à être purement intellectuel (un esprit et une liche...).
Encore une fois, gg comme on dit dans notre monde ![]()
Hors ligne
J'ai fini ton récit y a quelques temps, et comme on dit GG.
J'aimerais bien être capable de rédiger un avis digne de ce nom comme l'a fait Danturabo... Mais ce ne serait que des redites. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'en dire plus sur la sexualité du héros, ça reste la part du lecteur.
Encore bravo !


Hors ligne